Après la 2ᵉ édition organisée le 26 novembre, les travaux ont déjà commencé pour une 3ᵉ rencontre consacrée aux minerais stratégiques entre le Royaume-Uni, l’Afrique et le Moyen-Orient. Les organisateurs veulent aller plus loin que les déclarations d’intention et mettre autour de la table ceux qui peuvent concrètement lancer des projets industriels.
Un rendez-vous pour bâtir des partenariats industriels concrets
La 2ᵉ édition a rassemblé un public de haut niveau : traders, chercheurs, investisseurs institutionnels, dirigeants d’entreprises, représentants de gouvernements africains, diplomates, ainsi que plusieurs acteurs britanniques, dont le Department for Business and Trade, FCDO Services, UK Export Finance et la Bourse des métaux de Londres. L’idée est simple : utiliser ce forum comme un lieu où les discussions sur les minerais critiques débouchent sur des accords et des calendriers de mise en œuvre.
Les panels ont abordé la nouvelle stratégie britannique sur les minerais critiques, la coopération Afrique–Royaume-Uni–pays du Golfe, mais aussi la façon de sécuriser les chaînes d’approvisionnement en énergie et en défense. Au cœur des échanges, une question revient : comment mieux intégrer l’Afrique dans la chaîne de valeur mondiale, du traitement du minerai jusqu’aux batteries et aux composants industriels finis.
Un panel a été consacré aux modèles de collaboration industrielle. Le principe discuté est clair : augmenter la transformation intermédiaire des minerais en Afrique (raffinage, précurseurs, produits semi-finis), puis réaliser l’assemblage et la fabrication finale au Royaume-Uni. Ce schéma est présenté comme une approche gagnant-gagnant. Il soutient la stratégie industrielle britannique, renforce la sécurité énergétique et offre aux pays africains plus de valeur ajoutée locale.
Parmi les intervenants figuraient notamment le directeur général du Cadastre Minier de la RDC, Popol Mabolia, Veronica B., directrice générale de Critical Minerals Africa Group, ainsi que Sir Liam Fox, ancien ministre britannique de la Défense. Leurs échanges ont été animés par Paul Edkins, chargé de cadrer les débats et de maintenir un fil tourné vers des résultats concrets.
Les organisateurs travaillent aussi sur une édition intermédiaire, sur invitation uniquement, axée sur les résultats et les partenariats industriels. Elle doit permettre de faire le point sur les engagements pris et de pousser de nouveaux projets. 2026 s’annonce déjà comme une année clé pour les minerais stratégiques et les terres rares, et ce forum veut se positionner comme l’un des lieux où se décident les alliances qui compteront.
— M. KOSI



