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« Mosolo » : un levier pour faire passer l’inclusion financière de 38,5 % à 65 % d’ici 2028 en RDC

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La République démocratique du Congo s’apprête à franchir une étape décisive vers une économie plus inclusive avec le lancement imminent de « Mosolo », le Switch Monétique National. Cette initiative, pilotée par la Banque Centrale du Congo (BCC), vise à interconnecter les systèmes de paiement électronique du pays, facilitant ainsi les transactions financières pour une large part de la population jusqu’alors exclue du système bancaire formel.

Actuellement, seulement 38,5 % des adultes congolais ont accès à des services financiers formels, un chiffre bien en deçà de la moyenne régionale de 55 % en Afrique subsaharienne . Avec « Mosolo », le gouvernement ambitionne de porter ce taux à 65 % d’ici 2028, en mettant l’accent sur les populations rurales, les femmes, les jeunes et les micro, petites et moyennes entreprises (MPME).

Le système permettra aux utilisateurs de transférer des fonds de manière transparente entre différents opérateurs de services financiers mobiles, réduisant ainsi les barrières à l’inclusion financière . Cette interopérabilité est cruciale dans un pays où l’accès aux services bancaires traditionnels est limité, notamment dans les zones rurales.

Le nom « Mosolo », qui signifie « argent » en lingala, reflète l’objectif de cette initiative : démocratiser l’accès à l’argent et aux services financiers pour tous les Congolais, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur statut socio-économique. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF) 2023-2028, qui vise à améliorer l’accès aux produits et services financiers formels, abordables et adaptés, tout en promouvant une utilisation responsable de ces services.

Au-delà de l’amélioration de l’accès aux services financiers, « Mosolo » pourrait également stimuler l’entrepreneuriat local en facilitant les transactions pour les petites entreprises et les commerçants informels, contribuant ainsi à la formalisation de l’économie et à la croissance économique du pays.

— M. MASAMUNA

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