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Mulondo : après le drame, le gouvernement promet un meilleur encadrement de l’exploitation artisanale

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Trois jours après l’éboulement qui a causé la mort de plusieurs exploitants artisanaux à Mulondo, dans le village de Kawama près de Kolwezi, le ministre des Mines Louis WATUM KABAMBA s’est rendu sur place pour constater la situation, présenter les condoléances du Gouvernement et rappeler les consignes venues de la Présidence.

Le mardi 18 novembre 2025, le membre du Gouvernement est arrivé à Mulondo à la tête d’une forte délégation composée du Conseiller du Chef de l’État au Collège Mines, du Secrétaire général aux Mines, des autorités provinciales du Lualaba et des responsables des services sous tutelle. Le site est situé à plus de 50 km de Kolwezi, dans une zone où l’exploitation artisanale attire chaque jour des centaines de creuseurs.

Sur le terrain, le ministre a parcouru le site, interrogé les équipes techniques, les autorités locales et les représentants des exploitants artisanaux pour reconstruire le déroulement des faits du 15 novembre 2025. L’objectif affiché est de comprendre comment l’éboulement a pu se produire dans une zone déjà connue pour ses risques.

Il a ensuite pris la parole devant les creuseurs pour transmettre le message du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui suit ce dossier de près. Le ministre a présenté les condoléances officielles du Gouvernement aux familles éprouvées et a salué le courage de ceux qui travaillent chaque jour dans des conditions difficiles.

64 zones artisanales déjà identifiées, l’État appelle à une meilleure organisation

Louis WATUM KABAMBA a rappelé que le Gouvernement a déjà identifié 64 zones jugées viables pour l’exploitation artisanale et que les arrêtés correspondants sont signés. Ces espaces doivent servir à mieux organiser le travail des exploitants, réduire les risques d’accidents et renforcer la traçabilité de la production minière issue de ce secteur.

Le ministre a insisté sur le fait que l’État et les exploitants partagent des responsabilités sur la manière dont les activités se déroulent sur le terrain. L’administration doit encadrer, contrôler et sécuriser les zones ; les creuseurs, eux, sont appelés à respecter les règles, les consignes techniques et les limites fixées sur les sites.

En attendant les conclusions de l’enquête ouverte sur l’éboulement de Mulondo, les activités se poursuivent sur le site pour préserver la paix sociale et les revenus des ménages qui dépendent de cette exploitation. Mais le ministre a prévenu que l’impunité n’est pas une option.

« Toute personne impliquée dans ce drame devra répondre de ses actes une fois le rapport final publié. »

La visite s’est terminée par un échange direct avec les exploitants artisanaux. Ces discussions ont permis de remonter les difficultés du terrain : manque d’équipements adaptés, organisation parfois fragile, pression économique sur les creuseurs. Le ministère des Mines dit vouloir s’appuyer sur ces remontées pour ajuster l’encadrement de l’exploitation artisanale dans la province du Lualaba et ailleurs dans le pays.

— M. MASAMUNA

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