La structure des prix des produits pétroliers et la façon dont l’État utilise les recettes du secteur ont été au centre d’un échange direct entre le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et les membres de la Commission Écofin du Sénat, le lundi 17 novembre 2025, à l’hôtel Golden Tulip à Kinshasa.
Face aux sénateurs, Daniel Mukoko Samba a d’abord détaillé les différentes lignes qui entrent dans le prix à la pompe : coût du produit, logistique, stock de sécurité et interventions économiques. Les élus ont insisté sur la transparence de ces composantes, en particulier sur la gestion du stock de sécurité et sur l’usage réel des enveloppes réservées aux interventions économiques destinées à soutenir le pouvoir d’achat.
Le Vice-Premier ministre a ensuite mis en avant la contribution des ressources pétrolières au budget de l’État. Selon lui, ces recettes ont permis de combler un gap budgétaire de 328 milliards CDF, tout en alimentant les recettes parafiscales, notamment celles du Fonds national d’Entretien Routier (FONER). Pour les sénateurs, cette explication doit s’accompagner d’un suivi rigoureux afin que l’effort consenti par les consommateurs à la pompe se traduise par des finances publiques plus solides et de meilleurs services.
— M. KOSI


