L’atterrissage d’un Boeing 737-800 flambant neuf ce samedi à l’aéroport international de N’djili marque une étape clé dans le développement du secteur aérien en République démocratique du Congo (RDC). Ce premier avion de la compagnie Air Congo, fruit d’un partenariat entre la RDC et Ethiopian Airlines, symbolise une ambition forte : redessiner la mobilité intérieure et internationale tout en renforçant l’économie nationale.
Pour le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Busa, cette livraison est bien plus qu’un simple ajout à la flotte aérienne nationale. Elle incarne une vision stratégique portée par le Président Tshisekedi : faire de la RDC un acteur incontournable dans le ciel africain. « Ce projet ouvre la voie à une intégration régionale et internationale, reliant Kinshasa aux grandes destinations mondiales telles que l’Afrique, les États-Unis et la Chine », a-t-il souligné lors de la cérémonie.
Le lancement d’Air Congo ne se limite pas à améliorer la connectivité du pays. Il s’agit également d’un levier économique majeur, destiné à générer des emplois et des revenus pour la population congolaise. Selon les chiffres annoncés, cette initiative permettra la création de milliers d’emplois directs et indirects, tout en contribuant significativement aux recettes fiscales grâce aux impôts et taxes versés par la nouvelle compagnie. Pour Jean-Lucien Busa, cela témoigne d’une volonté gouvernementale de matérialiser des promesses concrètes en faveur du développement national.
Air Congo, qui entame ses opérations dès ce dimanche, ambitionne de couvrir initialement sept destinations nationales, avant d’étendre son réseau à treize villes congolaises au cours des six prochains mois. Cette phase de démarrage met en lumière une approche méthodique visant à répondre aux besoins urgents en matière de transport aérien à l’intérieur du pays, tout en préparant le terrain pour des liaisons internationales. Ce partenariat novateur avec Ethiopian Airlines, où la RDC détient 51 % des parts contre 49 % pour le partenaire éthiopien, est vu comme un modèle de coopération panafricaine.
Le directeur général d’Air Congo, Weldegeorgis Mesfin Biru, a partagé sa vision optimiste du projet, soulignant que cette initiative répond avant tout aux attentes des Congolais. « Nous commençons modestement avec les destinations locales, mais notre objectif est de connecter le pays au reste du continent et au-delà. Cette collaboration reflète notre engagement à offrir des solutions de mobilité modernes tout en renforçant l’intégration africaine », a-t-il déclaré.
Ce lancement répond à un besoin pressant de désenclavement des provinces de la RDC, où les infrastructures de transport restent insuffisantes pour couvrir un territoire aussi vaste. Avec Air Congo et Congo Airways, le pays dispose désormais de deux compagnies aériennes publiques capables de combler ce vide et de dynamiser les échanges économiques, sociaux et culturels.
L’arrivée de cet avion, seulement deux mois après la signature officielle du partenariat, témoigne de la rapidité avec laquelle les objectifs ont été réalisés. Cet effort reflète une volonté claire du gouvernement d’accélérer la mise en œuvre des projets stratégiques. Pour Jean-Lucien Busa, « ce premier appareil prouve que les promesses faites par le Chef de l’État se traduisent en actions concrètes. »
Au-delà de l’impact économique immédiat, ce projet pourrait redéfinir les standards du transport aérien en RDC. Avec des vols abordables, une amélioration de la qualité des services et une couverture territoriale élargie, Air Congo aspire à devenir une référence régionale. En parallèle, les retombées financières attendues devraient soutenir d’autres projets prioritaires dans le cadre du développement national.
Cette avancée dans le domaine aérien illustre une synergie entre ambition politique et vision économique. Air Congo n’est pas seulement une compagnie aérienne ; elle incarne une réponse aux aspirations de millions de Congolais, reliant les territoires, favorisant les échanges et ouvrant de nouvelles perspectives pour le pays.
M.MATUVOVANGA

