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PDL 145T, le Président exige des projets livrés et vérifiables en 2026

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Le 2 janvier 2026, à la 73ᵉ réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi a remis le Programme de Développement Local des 145 territoires (PDL 145T) au premier rang des priorités de l’action publique. Le chef de l’État veut une accélération de la première phase et des résultats « concrets, mesurables et vérifiables » sur le terrain dès 2026.

Dès l’ouverture de cette première réunion gouvernementale de l’année, le président de la République a présenté le PDL 145T comme un outil central pour rapprocher le développement des populations. Le message vise autant le rythme d’exécution que la méthode. Le programme doit passer des annonces aux réalisations visibles, avec un suivi plus strict et une coordination renforcée entre ministères.

Le PDL 145T est présenté par la présidence comme un levier de transformation économique et sociale. L’idée est simple, apporter des investissements de proximité dans les territoires pour améliorer la vie quotidienne, soutenir l’activité locale et réduire les écarts anciens entre grandes villes et zones rurales. Sur ce point, l’enjeu est aussi économique. Des infrastructures fonctionnelles dans les territoires peuvent réduire les coûts de transport, fluidifier la circulation des biens, soutenir les marchés agricoles et rendre les services publics plus accessibles.

Les priorités citées restent orientées vers des besoins de base. Il s’agit notamment des routes de desserte agricole, des écoles, des centres de santé, de l’électrification rurale et de l’accès à l’eau potable. Pour un ménage, ce type de projets se traduit en temps gagné, en dépenses évitées et en services plus proches. Pour l’économie locale, c’est aussi un signal, quand une route est praticable ou quand l’électricité arrive, les activités peuvent tourner plus longtemps, les produits se conservent mieux et les échanges deviennent moins coûteux.

Accélérer, coordonner, contrôler, la pression monte sur la mise en œuvre

Le ton employé au Conseil des ministres traduit une impatience sur la gouvernance du programme. Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement de renforcer la coordination interministérielle. Ce point compte car un programme territorial mobilise plusieurs secteurs à la fois, infrastructures, santé, éducation, énergie, eau, finances publiques. Si chaque ministère avance séparément, l’exécution se fragmente et les chantiers se bloquent.

Le président a aussi demandé de lever « sans délai » les blocages administratifs et financiers qui freinent l’exécution des projets. Cette mention renvoie à un problème classique des programmes publics, l’argent peut être prévu ou annoncé, mais la chaîne de dépense peut ralentir à cause de procédures, de validations, de marchés, ou de retards de paiement. Dans un programme orienté vers des travaux sur le terrain, ces retards se voient vite. Un chantier arrêté ou au ralenti finit par coûter plus cher et par perdre la confiance des communautés concernées.

Autre axe mis en avant, la rupture avec les logiques individuelles. Le chef de l’État appelle à une approche collective, cohérente, axée sur l’efficacité et la redevabilité. En langage simple, cela signifie que les ministres et les services impliqués doivent travailler comme une seule équipe, avec des objectifs partagés et des comptes à rendre sur ce qui est effectivement livré.

Le mot d’ordre de « culture du résultat » s’accompagne d’une exigence de transparence. L’enjeu est de pouvoir relier clairement chaque action à un résultat observable. Une école construite et ouverte, un centre de santé fonctionnel, une route praticable, un réseau d’eau qui délivre réellement de l’eau, une desserte électrique opérationnelle. C’est cette logique qui permet de juger la performance d’un programme au-delà des annonces, en s’appuyant sur des éléments vérifiables.

Dans ce cadre, chaque ministre impliqué est appelé à produire des résultats « concrets, mesurables et vérifiables » en lien direct avec les engagements pris. La Première ministre reçoit, selon le compte rendu, la mission de piloter un mécanisme de suivi rigoureux pour garantir la cohérence, la performance et la durabilité des actions. Un mécanisme de suivi, quand il est sérieux, sert à repérer les retards, identifier les blocages, corriger les écarts et éviter la dispersion des ressources.

Le président a aussi replacé cette ambition dans un contexte difficile. Il mentionne des défis sécuritaires et économiques persistants. Sans entrer dans des détails non fournis, l’idée est que l’environnement reste contraignant, mais que cela ne doit pas servir d’alibi à l’inaction. Le chef de l’État dit rester confiant sur la capacité du pays à relever ces défis et veut faire de 2026 une année d’action concrète, avec le PDL 145T comme moteur du développement local.

Au fond, l’instruction politique est limpide. Le programme ne doit plus être jugé sur ses intentions, mais sur ce que les Congolais verront et utiliseront dans leurs territoires, à partir de 2026.

— M. KOSI

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