Le gouvernement dit avoir enregistré des progrès dans l’implantation technique de plusieurs zones économiques spéciales (ZES), dont Maluku à Kinshasa. Le point a été fait après une réunion tenue le 30 décembre 2025, avec en toile de fond des blocages sur la fiscalité, l’énergie et les infrastructures.
Vendredi, lors du compte rendu du 73ᵉ Conseil des ministres lu à la RTNC, l’exécutif a mis en avant l’état d’avancement des ZES en cours. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et Médias, a rapporté que la Première ministre a présidé une réunion stratégique du comité de pilotage directement sur le site de la ZES pilote de Kinshasa, à Maluku.
Selon le porte-parole du gouvernement, les échanges ont porté sur plusieurs projets, notamment Maluku, Kin Malebo, Kiswishi Musompo, Musienene, ainsi que la Green Special Economic Zone de Gwaka, à Budjala (Sud-Ubangi). Des progrès auraient été observés sur l’implantation technique et sur la mise en production, même si des obstacles persistent.
Ce qui bloque encore la mise en marche et ce que l’exécutif veut corriger
Les difficultés citées restent très concrètes. La fiscalité et le régime douanier posent encore problème. L’accès à l’énergie freine les activités, tout comme les questions foncières, l’état des infrastructures et le financement des aménagements. Autrement dit, plusieurs zones existent sur le papier, mais leur montée en puissance dépend d’un environnement plus stable et plus prévisible pour les investisseurs.
La Première ministre, toujours selon la même source, a aussi évoqué le décret déjà signé pour mettre en place un guichet unique dédié aux ZES. Ce dispositif devra être accompagné de mesures d’application, avec un manuel de procédures et des guides pratiques, afin de rendre le parcours des investisseurs plus simple et plus lisible.
À l’issue des travaux, des pistes ont été retenues. Le gouvernement parle d’une rationalisation du régime fiscal et douanier, de mécanismes innovants de financement, de l’étude d’un fonds d’investissement consacré aux ZES, de l’ouverture du capital à de nouveaux aménageurs, et d’une coordination renforcée entre secteurs.
La Première ministre a enfin demandé au vice-Premier ministre en charge du Budget et au ministre des Finances, en lien avec le ministre de l’Industrie et l’Agence des ZES, d’examiner les besoins de financement, notamment dans l’hypothèse d’une loi de finances rectificative en mars 2026.
— M. KOSI


