Les avoirs des banques commerciales en monnaie nationale logés à la BCC ont diminué de 204,0 milliards CDF sur la semaine close le 10 octobre, pour atteindre 3 679,66 milliards CDF. La Banque centrale a enclenché la première phase d’actualisation de la réserve obligatoire cantonnée, dispositif destiné à encadrer la liquidité du système.
Ce que change la mise à jour de la réserve obligatoire
La réserve obligatoire en monnaie nationale progresse de 371,1 milliards CDF, à 2 632,0 milliards CDF. Ce relèvement capte une part accrue des dépôts et resserre la liquidité librement mobilisable par les banques. La composante en devises se situe à 600,4 millions USD, pilier complémentaire du cadre prudentiel.
L’effet comptable apparaît dans la position nette des avoirs détenus par les établissements auprès de la BCC : elle passe de 1 251,7 milliards CDF la semaine précédente à 1 047,7 milliards CDF au 10 octobre, soit une contraction supérieure à 200 milliards CDF. Le mouvement traduit une stérilisation ciblée de liquidité, cohérente avec un objectif de stabilité financière et de maîtrise des tensions de change.
Pour les banques, l’environnement de liquidité devient plus sélectif. La gestion de trésorerie devra intégrer un coussin réglementaire plus élevé, avec un arbitrage renforcé entre crédits, placements et besoins de trésorerie à très court terme. Pour la Banque centrale, l’ajustement soutient la transmission de la politique monétaire en consolidant le pilotage des agrégats de liquidité et la discipline de bilan. La séquence en cours s’inscrit dans un recalibrage graduel du cadre d’intervention visant la solidité du secteur et une liquidité mieux maîtrisée.
— M. KOSI



