Les relevés du ministère de l’Économie nationale montrent un marché du poisson relativement calme entre fin septembre et début novembre 2025, avec des ajustements contenus sur les produits salés et surgelés, tandis que le poisson fumé demeure le segment le plus instable.
Poisson salé en baisse, poissons surgelés entre petites hausses et replis
Pour le poisson salé, les chiffres du bulletin mensuel confirment un recul des prix d’entrée de gamme en octobre.
Sur la période du 29 septembre au 5 octobre, le kilogramme se vendait entre 21 200 CDF et 35 000 CDF, alors que le sac de 9 kg s’affichait dans une fourchette de 175 000 CDF à 230 000 CDF.
Un mois plus tard, entre le 27 octobre et le 2 novembre, les prix minimaux ont reculé. Le kilogramme passe de 35 000 CDF à 19 500 CDF pour la borne basse, tandis que le sac de 9 kg glisse d’environ 184 000 CDF à 115 650 CDF. Sur ce format de 9 kg, la baisse du prix le plus faible avoisine un tiers de sa valeur, ce qui allège légèrement la facture pour les détaillants et les ménages.
Les poissons congelés, très présents dans la consommation urbaine, évoluent dans une zone de prix plus resserrée. Entre le 29 septembre et le 5 octobre, Mabundu se situait entre 10 000 et 15 000 CDF le kg, Mpiodi 16+ entre 6 000 et 8 000 CDF, Malangwa entre 7 000 et 11 000 CDF, Malwa 500 entre 9 000 et 12 000 CDF, et Mbongo 20+ entre 8 500 et 10 000 CDF.
Sur la période du 27 octobre au 2 novembre, la structure générale reste proche, avec des ajustements par produit. Mabundu descend à 9 000 CDF pour le prix le plus bas mais peut atteindre 16 500 CDF pour le prix le plus élevé. Mpiodi 16+ garde une fourchette stable à 6 000–8 000 CDF, Malangwa se replie à 6 500–9 250 CDF, Malwa 500 reste à 9 000–12 000 CDF, tandis que Mbongo 20+ se situe entre 7 000 et 12 000 CDF. Certains poissons gagnent un peu en coût, d’autres reculent, mais l’ensemble reste dans un couloir de prix relativement prévisible.
Le bulletin rappelle que les produits salés et surgelés se maintiennent dans des marges de variation régulières. À l’inverse, le poisson fumé, non détaillé dans ces tableaux, reste le plus exposé aux changements de prix à cause de l’irrégularité de l’offre, de la dépendance à la fumaison artisanale et des effets des saisons sur la disponibilité.
Pour les autorités, cette situation de stabilité relative, dans une année 2025 marquée par des pressions sur les coûts et par des difficultés logistiques, est un signal rassurant pour le pouvoir d’achat lié à cette source de protéines très consommée dans le pays.
— M. KOSI



