Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a effectué, jeudi 9 avril 2026, une visite de travail au FOMIN et au SAEMAPE. Objectif : échanger avec les équipes et évaluer leurs conditions de travail dans deux structures centrales pour la gestion des ressources minières. Sur le terrain, le ministre a d’abord rencontré les directions générales, puis les représentants syndicaux. Ces échanges ont permis de faire remonter les préoccupations du personnel, notamment sur l’organisation du travail et les moyens disponibles. Il a ensuite parcouru les installations et dialogué directement avec les agents, avec une attention particulière portée aux difficultés exprimées.
Au cœur de cette visite, deux institutions aux rôles distincts mais complémentaires. Le FOMIN est chargé de gérer une partie des revenus miniers destinée aux générations futures. Le SAEMAPE, de son côté, encadre l’exploitation artisanale, un segment clé du secteur minier congolais qui fait vivre des centaines de milliers de personnes mais reste souvent difficile à contrôler.
Gouvernance, traçabilité et transformation locale au centre des priorités
Lors de ses interventions, le ministre a rappelé les axes de travail fixés par le gouvernement, sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Ces priorités reposent sur plusieurs leviers.
D’abord, améliorer la gouvernance du secteur minier. Cela signifie mieux contrôler les flux financiers et limiter les pertes de revenus pour l’État. Ensuite, renforcer la transparence et la traçabilité. Concrètement, il s’agit de suivre plus précisément l’origine et la circulation des minerais, un enjeu important pour lutter contre la fraude et sécuriser les recettes publiques.
Le gouvernement met aussi l’accent sur l’encadrement de l’exploitation artisanale. Ce segment, souvent informel, peut générer des revenus importants mais pose des défis en matière de sécurité, de fiscalité et d’environnement. L’objectif est de mieux structurer cette activité pour qu’elle profite davantage à l’économie nationale.
Autre priorité évoquée : la transformation locale des ressources. Aujourd’hui, une grande partie des minerais congolais est exportée à l’état brut. Développer des unités de transformation sur place permettrait de créer plus d’emplois et d’augmenter la valeur ajoutée captée dans le pays.
Sur le plan interne, Louis Watum Kabamba a également insisté sur ses principes de gestion. Il a mis en avant la nécessité d’une administration axée sur les résultats, avec des valeurs comme l’intégrité, le mérite et le sens du service public. Il a appelé à un climat de travail fondé sur le dialogue et la responsabilité.
La visite a aussi permis de constater l’avancement de certains projets. Au FOMIN, deux bâtiments sont en cours de construction, dont l’un devrait être opérationnel prochainement. Ces infrastructures doivent renforcer les capacités de cette structure appelée à jouer un rôle dans la gestion des revenus miniers à long terme.
À travers cette série de descentes sur le terrain, le ministre cherche à rapprocher l’administration centrale de ses services techniques. L’enjeu est clair : mieux organiser le secteur minier pour en faire un levier plus efficace de développement économique, dans un pays où les ressources naturelles occupent une place majeure dans la croissance.
— Joldie KAKESA


