L’Agence nationale pour la promotion des investissements veut conclure un protocole d’entente avec son homologue namibienne et préparer la venue à Kinshasa du ministre namibien du Commerce. Pour la RDC, l’intérêt principal se situe au sud, sur le corridor routier qui relie Lubumbashi au port de Walvis Bay.
L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) a annoncé le 30 septembre 2026 vouloir structurer sa coopération avec la Namibia Investment Promotion and Development Board (NIPDB), l’agence namibienne chargée des investissements. Cette annonce suit une visite de l’ambassadeur de Namibie au siège de l’ANAPI. Les deux parties préparent la venue en RDC du ministre namibien chargé du Commerce et des Affaires étrangères et de la directrice générale de la NIPDB. L’ANAPI propose de désigner des points focaux avec l’ambassade pour établir le programme des rencontres et choisir les entreprises participantes.
Le protocole d’entente envisagé couvrirait l’échange d’informations sur les projets, la mise en relation d’investisseurs des deux pays, l’organisation de missions économiques et de rencontres entre entreprises, ainsi que la promotion commune des opportunités. Aucun texte n’est encore signé. Le calendrier de la visite ministérielle reste à fixer.
Walvis Bay, la porte atlantique du cuivre katangais
Le principal lien économique entre les deux pays est logistique. Le corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi s’étend sur plus de 2 500 kilomètres et relie le port namibien à la Zambie et au sud de la RDC, selon le Walvis Bay Corridor Group, l’organisme public-privé qui le gère. Depuis avril 2026, une redevance de 0,90 dollar par tonne s’applique aux marchandises qui passent par les postes frontières namibiens de Katima Mulilo et Ngoma. En juillet, le gouvernement namibien a approuvé l’accord fixant le siège du comité de gestion du corridor sur son territoire. En mars, les ministres de la Namibie, de la Zambie et de la RDC s’étaient réunis pour renforcer l’axe.
Windhoek cherche à faire de Walvis Bay le principal port de l’Afrique australe. Ce port est en concurrence avec Durban, Dar es Salam et le corridor de Lobito en Angola pour attirer le cuivre et le cobalt du Haut-Katanga et du Lualaba. Pour les exportateurs congolais, plus d’itinéraires disponibles signifie plus de pouvoir de négociation sur les coûts et les délais de transport. Pour les investisseurs namibiens, la RDC offre un marché minier et des besoins en logistique, en entrepôts et en services.
La liste des entreprises retenues pour la mission namibienne montrera si la coopération se limite à la promotion institutionnelle ou débouche sur des projets précis, comme des plateformes logistiques ou des investissements dans le transport le long du corridor.
Noella NGOLA









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