La RDC et l’Égypte ont signé quatre accords et mémorandums d’entente lors de la visite officielle du Président Félix Tshisekedi au Caire. Les échanges ont aussi ouvert une nouvelle étape de coopération économique autour des investissements, des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture.
Reçu au Palais présidentiel d’Héliopolis par son homologue Abdel Fattah Al-Sissi, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a eu un entretien consacré au renforcement des relations entre Kinshasa et Le Caire. Les deux Chefs d’État ont passé en revue les axes de coopération bilatérale, avec un accent sur les transports, l’environnement, la santé, le tourisme, les investissements, le développement urbain et les infrastructures.
Cette visite officielle a été marquée par la signature de quatre accords et mémorandums d’entente entre les deux pays. Ces textes visent à donner un cadre plus structuré à la coopération entre la RDC et l’Égypte, dans un contexte où Kinshasa cherche à attirer davantage de capitaux vers ses secteurs porteurs.
L’ANAPI et le GAFI veulent rapprocher les investisseurs congolais et égyptiens


En marge de la rencontre présidentielle, une table ronde économique s’est tenue au siège du General Authority for Investment and Free Zones, l’agence égyptienne chargée de la promotion des investissements. Cette rencontre a réuni des membres des gouvernements des deux pays, des agences de promotion économique ainsi que des opérateurs privés congolais et égyptiens.
L’un des principaux textes signés concerne un protocole d’accord entre l’Agence nationale pour la promotion des investissements et le GAFI. Ce partenariat doit faciliter l’échange d’informations économiques, l’accompagnement des investisseurs, le partage d’expertise et la promotion des opportunités d’affaires entre les deux marchés.
La délégation congolaise comprenait notamment Jean-Pierre Bemba Gombo, Vice-Premier Ministre et Ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, ainsi que Rachel Pungu Luamba, Directrice générale de l’ANAPI. Le secteur privé congolais était représenté par une délégation conduite par Robert Malumba, président de la Fédération des entreprises du Congo.
Du côté égyptien, plusieurs entreprises ont pris part aux discussions. Certaines ont exprimé leur intérêt pour le marché congolais, alors que d’autres, déjà présentes en RDC, ont indiqué leur volonté d’élargir leurs activités avec un meilleur accompagnement institutionnel.
Les secteurs des infrastructures, des transports, de l’énergie, de la santé et de l’agriculture ont été au centre des échanges. Pour la RDC, ces domaines restent liés à des besoins économiques directs : améliorer la connectivité du pays, soutenir la production, créer des emplois et attirer des investissements capables d’accompagner la transformation locale.
À l’issue de la table ronde, Rachel Pungu Luamba a échangé avec Mohamed El-Gawsaky, Directeur général du GAFI, sur les modalités de mise en œuvre du protocole signé. Les deux institutions envisagent notamment des missions économiques, le partage de données sur les investissements et des échanges d’expériences en matière de promotion économique.
Cette séquence diplomatique et économique traduit la volonté des deux pays de faire évoluer leurs relations vers des projets concrets. La prochaine étape attendue concerne la mise en application des accords signés et le suivi des partenariats entre les milieux d’affaires congolais et égyptiens.
— M. KOSI








