Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a décidé le 20 janvier de prolonger pour douze mois les mesures qui limitent l’importation de plusieurs produits jugés stratégiques dans certaines zones du pays. Cette décision s’inscrit dans la politique de protection de l’industrie locale engagée par le gouvernement.
Dans la partie Ouest de la RDC, les restrictions concernent notamment les produits de faïence et les carreaux, ainsi que les conducteurs et câbles électriques en cuivre basse tension. Dans le Sud-Est, les mesures restent en vigueur pour les cathodes en acier inoxydable et pour les détergents, qu’ils soient liquides ou en poudre.

Selon la cellule de communication du ministère du Commerce extérieur, l’objectif est de soutenir la production nationale. L’État cherche à réduire la pression des produits importés sur les entreprises locales, en particulier dans des secteurs où une capacité industrielle existe déjà ou est en cours de développement. L’enjeu est aussi de limiter une concurrence jugée déloyale, souvent liée à des importations à bas prix qui fragilisent les unités de production locales.
Une politique de substitution aux importations assumée
Cette prorogation s’inscrit dans la continuité des mesures déjà appliquées ces dernières années. Elle reflète la stratégie de substitution aux importations adoptée par les autorités, qui consiste à produire localement des biens jusque-là largement importés. Pour l’économie nationale, l’objectif est double : réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et créer plus de valeur ajoutée sur place, avec des effets attendus sur l’emploi et les recettes fiscales.
Concrètement, ces restrictions visent à offrir un marché plus stable aux industriels locaux, en leur donnant le temps de consolider leurs investissements et d’améliorer leur compétitivité. Pour les consommateurs, cela peut se traduire à court terme par une offre plus orientée vers les produits fabriqués en RDC, avec des enjeux de qualité, de prix et de disponibilité que les autorités disent suivre de près.
— M. KOSI

