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Route Mbuji-Mayi – Kabeya Kamwanga : chantier à 63 % avec 19 km réalisés sur 30 au Kasaï Oriental

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Les travaux de réhabilitation de la route Mbuji-Mayi – Kabeya Kamwanga, en Kasaï Oriental, ont franchi la barre des 60 %, avec 19 kilomètres achevés sur un tracé total de 30 kilomètres, selon l’Office des routes (OR). Cette opération, confiée à Safrimex, respecte le calendrier fixé, un point crucial dans un contexte où l’état du réseau routier congolais compromet régulièrement l’efficacité des échanges économiques.

Le chantier comprend des opérations techniques précises : terrassement, remblayage, assainissement et mise en place des bases de vie pour les équipes sur le terrain. Plus de 12 kilomètres d’assainissement ont été réalisés, assurant le drainage des eaux et la stabilité du sol, tandis que la couche de base, indispensable pour supporter les charges de circulation, est posée sur 3,5 kilomètres. Ces étapes sont essentielles pour garantir la durabilité de la voie et limiter les coûts d’entretien futurs, souvent élevés dans la région.

Le choix de cette route n’est pas anodin. Elle relie des zones productrices clés du Kasaï Oriental, où l’agriculture et les activités minières génèrent une part importante du revenu local. Améliorer cet axe réduit les temps de transport et facilite l’acheminement des produits vers les marchés, une condition indispensable à la dynamisation de l’économie provinciale. La Banque mondiale souligne que l’état dégradé des infrastructures ralentit de 20 à 30 % la croissance potentielle de plusieurs régions en RDC.

Le suivi rapproché de l’Office des routes témoigne d’une volonté politique de rigueur dans la gestion des projets publics. En République démocratique du Congo, les retards et surcoûts liés à des faiblesses dans le contrôle technique sont récurrents. Ici, le respect du calendrier et la qualité des réalisations sont des indicateurs positifs, même si le défi reste de maintenir ces standards jusqu’à la livraison finale.

Au-delà des chiffres, ce chantier illustre la nécessité de moderniser les infrastructures pour soutenir la politique économique nationale. Le gouvernement de Félix Tshisekedi place la rénovation routière parmi les leviers de croissance, consciente que la fluidité des transports influence directement la productivité et l’attractivité du pays pour les investisseurs.

— Peter MOYI

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