La Vice-Primature en charge du Budget est montée au créneau pour mettre fin aux spéculations autour d’une supposée réduction des salaires des agents de la Direction générale des impôts (DGI). Dans une mise au point rendue publique ce mardi 14 Juillet, le ministère dément catégoriquement les informations attribuant au Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, l’intention d’abaisser les rémunérations des agents de cette régie financière.
Dans ce document, le ministère qualifie ces informations de « dénuées de tout fondement » et affirme qu’elles ne correspondent ni aux déclarations ni à la position du chef du Budget.
La Vice-Primature rappelle que le ministre du Budget n’a jamais préconisé une baisse des rémunérations des agents de l’État .
Elle précise également que la fixation ou la modification de la politique salariale de la Fonction publique ne relève pas de la seule compétence du ministre du Budget, mais d’une décision du Gouvernement, prise dans le respect des dispositions légales et budgétaires, avant d’être exécutée dans le cadre de la loi de finances adoptée par le Parlement.
Pour étayer sa position, le ministère revient sur les déclarations faites par Adolphe Muzito le 28 avril 2026, lors d’un panel consacré à la soutenabilité financière de la gratuité de l’enseignement.
À cette occasion, le Vice-Premier ministre avait expliqué que la réforme salariale engagée par le Gouvernement visait à réduire les disparités de rémunération au sein de l’administration publique, en augmentant progressivement les salaires des agents les moins rémunérés jusqu’à une fourchette comprise entre 500 et 1 000 dollars américains.
En outre, il avait précisé que les rémunérations les plus élevées seraient plafonnées, sans pour autant être revues à la baisse.
Le ministère souligne que cette orientation a été réaffirmée lors de la récente conférence organisée par la Commission ECOFIN de l’Assemblée nationale. Adolphe Muzito y avait insisté sur le fait que la priorité du Gouvernement demeure l’amélioration des revenus des agents les moins gradés, avant toute revalorisation des émoluments des hauts responsables de l’État, conformément aux orientations du président Félix Tshisekedi.
Notons que la Vice-Primature a réaffirmé que la politique salariale du Gouvernement repose sur deux principes : le relèvement progressif des salaires des agents les moins payés et le plafonnement des rémunérations les plus élevées, et non sur une réduction des salaires des fonctionnaires.
Eldad B.









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