L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a intensifié sa mission de contrôle dans l’espace Grand Katanga afin de renforcer l’application de la loi sur la sous-traitance et promouvoir davantage les entreprises congolaises dans le secteur minier.
Conduite par le Directeur Général, Miguel Kashal Katemb, cette opération de terrain a ciblé plusieurs sociétés opérant dans les secteurs stratégiques, notamment les mines et l’industrie.
La mission a débuté à la Société de traitement des terrils de Lubumbashi (STL), où la délégation a échangé avec les responsables de l’entreprise avant de visiter les installations industrielles. Cette immersion a permis aux équipes de l’ARSP d’évaluer les opportunités offertes aux sous-traitants congolais dans la chaîne de transformation minière.
La délégation s’est ensuite rendue sur le site de la montagne de scories de la Gécamines, avant de poursuivre sa tournée au sein de la société CDM. Leurs échanges ont tourné autour du respect des exigences légales en matière d’ouverture des marchés aux entreprises congolaises et la valorisation de l’expertise locale.
Pour Miguel Kashal Katemb, cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République visant à faire de la sous-traitance un levier de développement économique national.
« Notre objectif est de promouvoir l’entrepreneuriat congolais et de créer une véritable chaîne de valeur autour des ressources naturelles du pays », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, la mission s’est poursuivie sur le site de Mineral Metal Group (MMG), situé à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi. Deux ans après une première mission d’évaluation, l’ARSP est revenue apprécier les progrès réalisés par cette entreprise en matière de conformité à la loi.
De leur côté, les responsables de MMG ont reconnu les avancées enregistrées grâce à l’accompagnement de l’ARSP, affirmant avoir renforcé l’intégration des entreprises congolaises dans leurs activités, tout en respectant les dispositions légales encadrant la collaboration avec les expatriés.
Devant la presse, le DG de l’ARSP a rappelé que la réglementation prévoit une participation majoritaire des nationaux dans les activités de sous-traitance, avec une répartition de 51 % pour les Congolais contre 49 % pour les expatriés.
Signalons que cette mission vise à garantir que les richesses issues du secteur minier profitent davantage aux Congolais à travers la création d’emplois, le transfert de compétences et l’émergence d’une expertise locale compétitive.
La mission s’est achevée par une visite de Morco Service, entreprise congolaise spécialisée dans la mécanique, l’ingénierie et la fourniture de pièces de rechange. Présentée comme un modèle de réussite locale, cette société illustre le potentiel des entreprises nationales dans l’écosystème minier.
Eldad B.



