Le Gouvernement congolais a levé 1,1019 milliard de dollars américains en émissions de titres publics libellés en devises au premier semestre 2026, soit un taux de réalisation de 122,4 %. Les émissions en francs congolais affichent à l’inverse un taux de seulement 31 %, selon les statistiques provisoires de la Banque Centrale du Congo (BCC).
Les données de la BCC sur le marché intérieur des valeurs du Trésor font apparaître un écart marqué entre les deux compartiments. Les souscriptions retenues sur les titres en dollar américain se sont établies à 1,1019 milliard USD, un montant supérieur aux objectifs fixés par le Gouvernement pour la période. Les émissions en monnaie nationale n’ont, elles, mobilisé que 357,0 milliards de CDF, contre une programmation de 1 150,0 milliards de CDF.
Le dollar reste la valeur de référence des investisseurs
Cet écart de performance confirme un intérêt plus marqué des investisseurs pour les instruments libellés en devises, dans un contexte où le dollar demeure une valeur de référence sur le marché congolais. Porté par les bonnes performances des émissions en devises, l’encours global des titres publics a poursuivi sa progression, s’établissant à 7 044,4 milliards de CDF, contre 6 914,5 milliards de CDF une semaine auparavant, soit une hausse proche de 130 milliards de CDF.
Pour le troisième trimestre 2026, le Gouvernement prévoit de poursuivre son recours au marché financier domestique. Le calendrier indicatif des émissions annonce une mobilisation visée de 300 milliards de CDF via les titres en monnaie nationale et de 400 millions USD à travers les émissions en dollars américains.
Une adjudication couverte à plus de 134 % en dollars
Une adjudication d’Obligations du Trésor en dollar américain a été organisée le 14 juillet 2026 pour un montant initial de 60 millions USD, au taux d’intérêt de 8 % l’an et pour une maturité de deux ans. Selon les résultats publiés par le ministère des Finances, l’État congolais a finalement mobilisé 80,8 millions USD à l’issue de cette opération, soit un taux de couverture de 134,77 % du montant initialement mis en adjudication.
Cette opération confirme le maintien de l’appétit des investisseurs pour les titres en devises, qui restent le principal moteur du marché domestique des titres publics. Le document consulté ne précise pas les raisons structurelles expliquant la faible attractivité persistante des émissions en francs congolais, ni les mesures éventuellement envisagées par le Gouvernement pour corriger ce déséquilibre.
— Peter MOYI









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