Le plan de trésorerie de l’État prévoit 3 725,2 milliards CDF de recettes contre 3 164,9 milliards CDF de dépenses en juillet 2026. Cette programmation dégage une marge théorique de 560,3 milliards CDF, alors que les opérations arrêtées au 9 juillet affichaient un déficit provisoire de 109 milliards CDF.
Le Trésor congolais table sur environ 1,6 milliard USD de recettes au cours du mois de juillet. Si les régies financières atteignent cet objectif et que les dépenses restent dans la limite programmée, les encaissements devraient dépasser les décaissements de 560,3 milliards CDF. Cette marge représente environ 17,7 % des dépenses mensuelles prévues, selon un calcul de Lepoint.cd fondé sur les données de la Banque centrale du Congo.
Les premières opérations du mois montrent cependant une évolution inverse. Au 9 juillet, les recettes mobilisées atteignaient 517,2 milliards CDF, contre 626,2 milliards CDF de dépenses. Le déficit provisoire ressort ainsi à 109 milliards CDF. À cette date, les encaissements représentaient environ 13,9 % de l’objectif mensuel, tandis que les dépenses exécutées correspondaient déjà à 19,8 % de la programmation de juillet, selon les calculs de Lepoint.cd.
La DGDA fournit 42 % des premières recettes de juillet
La Direction générale des douanes et accises arrive en tête des trois régies financières avec 217,5 milliards CDF collectés. Ce montant représente environ 42 % des recettes mobilisées au 9 juillet. La Direction générale des impôts suit avec 165,8 milliards CDF, soit près de 32 %, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations a apporté 133,9 milliards CDF, soit environ 26 %.
Cette répartition place provisoirement les recettes douanières devant les impôts directs et indirects. Elle reflète les encaissements enregistrés durant les neuf premiers jours du mois et peut encore évoluer avec les échéances fiscales ainsi que les versements attendus au cours de la seconde moitié de juillet.
Du côté des dépenses, 138,2 milliards CDF ont été affectés aux rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État. Les frais financiers ont absorbé 2,9 milliards CDF. Les autres décaissements ont porté sur le fonctionnement des institutions, les interventions publiques, les investissements et les autres engagements inscrits dans le plan de trésorerie.
Le niveau des dépenses exécutées au début du mois ne remet pas encore en cause l’excédent prévu sur l’ensemble de juillet. La réalisation de cette marge dépendra de l’accélération des recettes et de la maîtrise des décaissements pendant les semaines restantes. Un plan de trésorerie constitue une programmation mensuelle, tandis que les données au 9 juillet ne décrivent qu’une situation intermédiaire.
En juin, les recettes avaient atteint 99,7 % de l’objectif
La comparaison avec le mois précédent montre que les régies financières avaient presque respecté leur programmation. En juin 2026, elles ont mobilisé 2 128 milliards CDF sur un objectif de 2 134,6 milliards CDF. L’écart entre les prévisions et les recettes effectives n’était que de 6,6 milliards CDF, pour un taux de réalisation de 99,7 %.
La DGI avait collecté 854,9 milliards CDF en juin, la DGDA 723 milliards CDF et la DGRAD 550,1 milliards CDF. La performance globale avait notamment été soutenue par les douanes et les recettes administratives, qui avaient dépassé leurs assignations mensuelles.
La bonne tenue des recettes n’avait cependant pas empêché une pression sur la trésorerie. Les dépenses de juin avaient atteint 3 249 milliards CDF, contre une programmation de 2 636,4 milliards CDF, soit un taux d’exécution de 123,2 %. L’écart entre les recettes et les dépenses du mois s’était élevé à 1 121 milliards CDF.
Pour juillet, le principal indicateur sera donc la capacité des régies à rapprocher progressivement les recettes des 3 725,2 milliards CDF attendus, tout en maintenant les dépenses autour de 3 164,9 milliards CDF. L’évolution du solde au cours des prochaines semaines déterminera si la marge programmée de 560,3 milliards CDF se matérialise dans l’exécution réelle.
— Peter MOYI









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