Les États-Unis assurent que l’accord signé à Washington avec la République démocratique du Congo ne vend pas les minerais du pays à bas prix, mais encadre un partenariat économique et sécuritaire présenté comme bénéfique pour les deux peuples.
Ce que dit réellement l’accord de Washington
L’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, rappelle que le texte a été négocié comme un accord « gagnant-gagnant ». Selon elle, il doit apporter des avantages concrets aux Congolais comme aux Américains. Elle insiste sur le fait que cet accord est un cadre juridique qui fixe des règles claires pour les échanges commerciaux entre les deux pays.
L’accord repose sur plusieurs volets. D’abord, le rôle de médiation de Washington dans la baisse des tensions entre la RDC et le Rwanda. Il comprend aussi des engagements directs entre Kinshasa et les États-Unis dans deux domaines clés : l’économie et la sécurité.
Lucy Tamlyn explique que les États-Unis veulent sécuriser leurs approvisionnements en minerais dits critiques. Ce sont des ressources très demandées par les industries technologiques et par le secteur de la défense. Elle affirme que les capitaux américains qui arrivent en RDC doivent respecter les lois congolaises ainsi que les droits des travailleurs locaux.
Le texte prévoit un accès à certains actifs miniers pour des partenaires américains, mais en échange les États-Unis promettent d’appuyer des projets qui soutiennent l’industrialisation du pays, la construction d’infrastructures et le développement de chaînes de valeur sur le sol congolais, afin que plus de richesse soit créée localement.
Le débat s’est intensifié après des propos de l’ancien président américain Donald Trump, qui a affirmé avoir mis fin à la guerre entre le Congo et le Rwanda et avoir accepté « d’aller prendre les minerais ». Ces déclarations ont provoqué des réactions vives à Kinshasa. Pour répondre à ces critiques, la diplomatie américaine répète que la RDC garde sa souveraineté sur ses ressources naturelles et que l’accord de Washington reste un partenariat encadré par le droit.
— M. KOSI



