La République démocratique du Congo (RDC) a franchi une étape décisive dans son engagement envers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en soumettant une liste de 6 439 produits pour le démantèlement tarifaire. Parmi ceux-ci, 209 produits, représentant 3 % du total, ont été exemptés afin de protéger les secteurs économiques sensibles du pays. Cette démarche, coordonnée par la Direction générale des douanes et accises (DGDA), s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la compétitivité nationale tout en s’intégrant progressivement au marché continental.
Lors de la 16e réunion du Conseil des ministres du Commerce de la ZLECAf à Kinshasa, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a souligné l’importance de cette initiative pour l’économie nationale. Il a également mis en avant les efforts de la RDC pour améliorer ses infrastructures et faciliter les échanges commerciaux, notamment par le développement de corridors stratégiques tels que celui reliant Kisangani à Mombasa via l’Ouganda.
Dans le cadre de cette réunion, la RDC a réitéré sa demande d’accueillir le siège du Système de paiement et de règlement panafricain (PAPSS) à Kinshasa. Cette proposition vise à positionner le pays comme un acteur central dans le système financier continental, en capitalisant sur ses ressources naturelles et sa position géographique stratégique.
Par ailleurs, le ministre Paluku a rappelé les règles d’origine établies par la ZLECAf, stipulant qu’un produit est considéré comme originaire s’il intègre au moins 70 % d’intrants locaux. Cette mesure vise à encourager la production locale et à éviter que des produits simplement assemblés à partir de pièces importées ne bénéficient indûment des avantages de l’accord.
Enfin, le ministre a dénoncé les agressions répétées du Rwanda dans l’Est de la RDC, les qualifiant d’obstacles à l’intégration africaine. Il a appelé à une condamnation ferme de telles actions par la communauté internationale, soulignant que de telles velléités expansionnistes sont inacceptables dans une Afrique en quête d’unité et de développement.
— M. KOSI


