L’Assemblée nationale a récemment examiné le projet de loi de finances rectifié pour 2025, présenté par la commission économique et financière. Ce texte ambitieux met en lumière les priorités économiques de l’État, avec une stratégie centrée sur l’optimisation des recettes et la maîtrise des dépenses, dans un contexte budgétaire où chaque franc congolais compte.
Les projections révèlent des recettes totales de 46.379,7 milliards de FC, auxquelles s’ajoutent 903 milliards de FC pour les budgets annexes et 3.850,9 milliards de FC liés aux comptes spéciaux. Ce cadre financier traduit une augmentation significative des ressources disponibles par rapport à 2024, tout en reflétant l’effort gouvernemental pour renforcer les recettes internes.
Ces dernières, moteur essentiel du budget, progressent de 28,6 % par rapport à l’exercice précédent, atteignant 31.795,6 milliards de FC en recettes courantes et 926,3 milliards de FC en recettes exceptionnelles. Cette évolution repose notamment sur une révision des mécanismes fiscaux, une application rigoureuse des exonérations et une lutte accrue contre l’évasion fiscale. Les douanes, avec des prévisions de 7.684,1 milliards de FC, enregistrent une hausse de 25,4 %, tandis que les recettes non fiscales, estimées à 7.713,6 milliards de FC, montrent un bond spectaculaire de 74,4 %, largement soutenu par des royalties issues d’accords révisés avec des partenaires internationaux.
Le secteur minier continue de jouer un rôle clé dans la collecte fiscale, accompagné par des efforts visant à élargir l’assiette fiscale et mieux encadrer les contributions des entreprises. Ces mesures, bien que techniques, visent à renforcer durablement la résilience financière de l’État.
En parallèle, les recettes extérieures, portées par des mécanismes de coopération internationale, s’élèvent à 13.657,8 milliards de FC, soit une progression de 14,6 % par rapport à l’année précédente. Ces fonds, essentiels pour compléter les ressources internes, soutiennent également les initiatives de développement inscrites au programme gouvernemental.
Du côté des dépenses, le projet de loi affiche un budget total de 51.133,6 milliards de FC, soit environ 20 milliards de dollars. Ce montant, bien qu’important, illustre un effort d’équilibre budgétaire entre ambitions de développement et discipline financière. L’objectif affiché reste clair : optimiser l’allocation des ressources tout en limitant les déficits structurels.
Adopté par l’Assemblée nationale, le texte sera désormais soumis à l’examen du Sénat. Cette étape cruciale permettra de finaliser les arbitrages avant sa mise en œuvre effective.
M.MATUVOVANGA

