La BCC relève la réserve obligatoire à 12 % pour stabiliser le franc congolais

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Banque central

Sous la direction de madame Malangu Kabedi Mbuyi, Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), le Comité de politique monétaire (CPM) a récemment décidé d’adopter une approche plus rigoureuse en matière de politique monétaire. Lors de sa réunion du jeudi 8 août, le CPM a pris des mesures visant à augmenter le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts à vue en monnaie nationale, passant de 10 % à 12 %.

Cette décision s’inscrit dans un contexte où la Banque centrale cherche à consolider les résultats positifs observés dans la lutte contre l’inflation et à renforcer la stabilité de la monnaie nationale. L’objectif est clair : maintenir les progrès enregistrés tout en répondant de manière proactive aux fluctuations de l’économie.

En outre, le taux directeur de la BCC reste inchangé à 25 %. Cette stabilité est perçue comme un signal fort, indiquant que les autorités monétaires sont prêtes à agir si nécessaire pour protéger l’économie des chocs extérieurs et intérieurs. Depuis le début de l’année 2024, l’activité économique montre des signes de résilience, avec une diminution des pressions sur le taux de change et les prix intérieurs.

Durant les sept premiers mois de l’année 2024, la dépréciation du franc congolais a été contenue à 6,4 %, une amélioration notable comparée aux 17 % enregistrés à la fin juillet 2023. Cette stabilisation est en grande partie due aux mesures monétaires et budgétaires mises en œuvre par les autorités, qui ont contribué à renforcer la confiance des acteurs économiques.

Cependant, malgré ces développements positifs, le CPM reste vigilant face aux risques potentiels qui pourraient surgir de l’environnement économique international. Cette vigilance se traduit par une surveillance continue des indicateurs économiques et une capacité à ajuster rapidement les politiques en réponse aux évolutions constatées.

Le CPM a également décidé de maintenir les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises étrangères, fixés à 13 % pour les dépôts à terme et à 12 % pour les dépôts à vue. Ces décisions illustrent la volonté de la Banque centrale de garder un contrôle strict sur la liquidité, tout en assurant la stabilité du système financier.

Cette démarche reflète l’engagement de la BCC à maintenir un équilibre macroéconomique stable, malgré les incertitudes qui persistent sur la scène internationale.

Signé : M. KOSI

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