Lors de la 46ème Conférence Annuelle de l’Organisation des Assureurs de l’Afrique de l’Est et du Sud (OESAI), Jonas Mushosho, PDG d’AfrexInsure, a expliqué les défis et opportunités auxquels est confrontée l’industrie de l’assurance en Afrique. Le discours a clairement exposé les enjeux liés à la capacité et à la réglementation, des éléments nécessaires pour le maintien des primes d’assurance sur le continent.

L’un des points importants soulevés par M. Mushosho concerne le rôle que peut jouer la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En créant un marché unifié, la ZLECAf pourrait non seulement renforcer les capacités des réassureurs, mais aussi encourager une concurrence saine et accrue dans l’industrie. Cela permettrait d’optimiser la rétention des primes, qui, selon des estimations, échappent encore au continent à hauteur de 20% à 30%.
Le PDG d’AfrexInsure a également souligné l’importance des institutions financières de développement (DFIs) dans la mise en œuvre de solutions transfrontalières. Ces DFIs sont appelées à jouer un rôle catalyseur, en apportant un soutien stratégique pour les entreprises locales et en favorisant l’intégration des marchés d’assurance africains.
La discussion lors de cette conférence a mis l’accent sur la collaboration continentale comme moteur de compétitivité. En effet, pour que l’industrie de l’assurance en Afrique puisse rivaliser sur la scène mondiale, il est impératif de bâtir des institutions plus solides et de mettre en place des stratégies d’intégration régionales. Un marché de l’assurance africain unifié pourrait représenter un levier économique non négligeable, capable de générer une croissance annuelle estimée à 7% dans les prochaines années.
En conclusion, la conférence a réitéré la nécessité d’une transformation structurelle pour que le secteur de l’assurance en Afrique puisse maximiser ses retombées économiques, tout en s’alignant sur les normes et standards internationaux.
Signé : Peter MOYI


