9 km de fondation et un bac de 50 tonnes : le Kasaï mise sur des infrastructures connectées

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Un projet ambitieux redéfinit le paysage du Kasaï : un bac de 50 tonnes, en cours de fabrication, promet de transformer la traversée de la rivière Tshikapa et de relier efficacement le site de Milombe. Supervisé par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), ce chantier stratégique vise à désenclaver la région tout en renforçant les liens entre les zones rurales et les axes économiques clés.

Cet équipement permettra d’accélérer le transport des matériaux et d’améliorer l’accès aux chantiers, notamment le concasseur installé à Milombe. Les moules pour les éléments préfabriqués nécessaires à la construction de dalots sont également en cours de production, un complément indispensable pour garantir la fluidité des travaux.

Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet d’aménagement de la route Tshikapa-Kamako, une artère importante pour relier la RDC à l’Angola. L’ouverture partielle de cet axe a déjà permis de réduire le temps de trajet à 2 heures et 20 minutes entre Tshikapa et Dundo, favorisant les échanges commerciaux et les déplacements.

Sur le terrain, l’entreprise TOHA poursuit les opérations de terrassement sous la supervision de l’ACGT. Les interventions avancent simultanément sur plusieurs sections, avec des progrès observés entre le PK11+960 et le PK12+640, ainsi qu’entre le PK35+500 et le PK36+880. Selon les données officielles, le taux d’avancement global est estimé à 24,47 %. Par ailleurs, la construction de la couche de fondation sur une distance de 9 kilomètres progresse, atteignant un taux d’exécution de 17,09 %.

Les travaux d’assainissement avancent également avec la finalisation du dalot D1 au PK0+300 et la poursuite des remblais techniques. Des fossés revêtus sont en cours d’installation sur des segments stratégiques, renforçant la durabilité et la sécurité de la route. À Milombe, l’installation d’une base vie et l’électrification du concasseur marquent le début imminent des activités d’exploitation.

L’effort pour moderniser les infrastructures ne se limite pas à cette région. Sur la route nationale numéro 1, reliant Mbuji-Mayi à Mwene-Ditu, 850 kilomètres doivent être revêtus d’ici trois ans. Cette tâche, confiée à six entreprises pour en accélérer l’exécution, illustre l’engagement des autorités à doter le pays de routes capables de soutenir un développement économique durable.

Ces initiatives témoignent d’une volonté ferme de transformer le paysage infrastructurel congolais. En connectant les zones rurales aux grands axes, elles posent les bases d’une dynamique économique plus inclusive et prometteuse pour les régions éloignées.

M. MATUVOVANGA

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