Le cuivre poursuit sa tendance haussière, porté par une combinaison de facteurs qui alimentent les tensions sur le marché. Au cœur des échanges matinaux, son prix a atteint un sommet en trois semaines, clôturant à 9 153 dollars la tonne, après un pic de 9 178 dollars la tonne. Cette envolée reflète non seulement la baisse continue des stocks en Chine, mais aussi les défis structurels liés à l’approvisionnement mondial.
L’accord récent entre deux grandes entités industrielles sur les frais de traitement, fixé à un seuil particulièrement bas, accentue ces tensions. Cette décision, interprétée comme un signe de la concurrence féroce entre producteurs, remet en lumière les limites des capacités de transformation face à une demande mondiale croissante.
Les experts anticipent des répercussions importantes sur la rentabilité des fonderies dans les années à venir. Daria Efanova, directrice des recherches chez Sucden Financial, prévient : « Les difficultés d’approvisionnement devraient commencer à apparaître dès le second semestre 2025, posant des défis aux fonderies pour maintenir leurs marges bénéficiaires. »
La Chine, premier consommateur mondial de cuivre, demeure un acteur clé dans cette dynamique. Une baisse significative de ses stocks, combinée à une demande intérieure soutenue, a accru les pressions sur l’équilibre global. Les analystes surveillent de près les mouvements de ce marché stratégique, où chaque variation reflète des ajustements à la fois économiques et industriels.
Alors que les besoins mondiaux en cuivre continuent d’augmenter, notamment sous l’effet de la transition énergétique, les acteurs du secteur se retrouvent confrontés à des défis complexes. L’électrification massive et les infrastructures renouvelables exigent des volumes toujours plus importants, tandis que l’approvisionnement peine à suivre. Ces déséquilibres structurels appellent à une vigilance accrue sur les prochaines années, où le cuivre pourrait rester un indicateur majeur des transformations économiques mondiales.
— Peter MOYI

