Le 20 novembre 2025, au Palais du peuple à Kinshasa, Félix Tshisekedi a clôturé la table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes en annonçant un Pacte national dédié à cette frange de la population. Ce texte fixe des engagements pour l’État, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que la jeunesse, afin de faciliter l’accès des jeunes au marché du travail et à la création d’activités.
Un Pacte pour ouvrir le marché du travail aux jeunes

Face aux participants réunis sous le chapiteau du Palais du peuple, le Président de la République a salué la forte mobilisation des jeunes et acté la naissance d’un « Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des jeunes ». Il a indiqué qu’il entend le porter lui-même sur le plan politique, pour que la question de l’emploi des jeunes reste au centre de l’agenda public.
Ce Pacte prévoit un engagement clair de l’État à intégrer durablement l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans les politiques publiques. Il repose aussi sur une contribution attendue du secteur privé, appelé à « ouvrir davantage ses portes » aux nouveaux diplômés comme aux jeunes porteurs de projets. Les partenaires techniques et financiers sont invités à aligner leurs programmes sur les priorités définies durant la table ronde. La jeunesse, enfin, est appelée à ne plus se limiter à un rôle de bénéficiaire, mais à devenir actrice, force de proposition et de suivi de la mise en œuvre du Pacte.
Dans son intervention, Félix Tshisekedi a insisté sur des mesures concrètes pour l’accès au travail. Il a évoqué la mise en place de quotas obligatoires pour les stages et le premier emploi dans les entreprises publiques et privées, afin d’ouvrir plus largement le monde professionnel aux jeunes diplômés. Il a aussi annoncé vouloir revoir le rôle de l’Inspection générale du Travail :
« Je pense également à la réforme de l’Inspection générale du Travail, pour lui permettre d’exercer pleinement la police administrative du marché du travail, protéger les travailleurs et garantir la dignité dans l’emploi. »
Le Chef de l’État a enfin rappelé que ce rendez-vous ne doit pas rester un moment de discours sans suite. Il a mis en garde les responsables publics et privés :
« La jeunesse ne nous pardonnera pas si cette Table ronde devait se réduire à un simple exercice de communication. Elle attend des actes. Elle attend des preuves. »
Pour lui, la crédibilité du Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes se jouera désormais sur sa traduction en décisions concrètes, en stages, en premiers contrats de travail et en appui réel aux initiatives des jeunes sur l’ensemble du territoire.
— M. KOSI



