Le 19 novembre 2025, la République démocratique du Congo et l’Union européenne, accompagnée de 13 de ses États membres, ont tenu à Kinshasa leur premier Dialogue de partenariat formel depuis la signature de l’accord de Samoa. Au centre des échanges : sécurité, minerais critiques, climat, investissements et réciprocité dans les relations économiques.
Sécurité, minerais critiques et climat au centre de la feuille de route UE-RDC
Cette session s’inscrit dans un calendrier diplomatique chargé, à quelques jours du 7ᵉ sommet Union africaine–Union européenne prévu les 24 et 25 novembre à Luanda. Les délégations ont passé en revue cinq grands dossiers d’intérêt commun : la paix et la sécurité, les minerais critiques et le règlement européen sur les minerais de conflit, l’environnement et le changement climatique, la Stratégie Global Gateway ainsi que les mesures de réciprocité dans les échanges.
En ouvrant les travaux, le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a présenté ce dialogue comme une étape nécessaire pour structurer la coopération avec l’UE. Il a mis en avant des projets déjà engagés, comme le corridor de Lobito, l’électrification de Kisangani ou encore la coopération autour des matières premières critiques, présentés comme des exemples concrets de convergences entre Bruxelles et Kinshasa.
La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a rappelé que l’objectif partagé reste d’arrimer ce partenariat à trois axes : paix, prospérité et développement durable. Elle a insisté sur la volonté congolaise de bâtir une relation fondée sur la « franchise », une ambition assumée et la prise en compte de la diversité des priorités, tant du côté congolais que du côté européen.
Au nom de l’Union européenne et de ses États membres, l’Ambassadeur Nicolás Berlanga Martinez a vu dans ce rendez-vous un signe d’une coopération suivie, construite sur la transparence, la confiance et l’écoute mutuelle. Outre les questions de sécurité, de minerais et de climat, les discussions ont aussi couvert la situation humanitaire, le climat des affaires et les droits de l’Homme.
Les deux parties prévoient une déclaration conjointe dans les prochains jours. Des groupes de travail sectoriels doivent être mis en place afin de transformer les engagements annoncés à Kinshasa en actions concrètes et en résultats mesurables pour les populations.
— M. MASAMUNA




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