À Yolo-sud, dans la commune de Kalamu, les habitants demandent la réhabilitation urgente de l’avenue Université. La dégradation de cette route clé fait monter les prix du transport et complique l’accès à l’Université de Kinshasa et aux structures de soins.
Une route stratégique laissée à l’abandon
Sur le tronçon compris entre la station Vanité, le rond-point Ezo et l’avenue Kikwit, la chaussée est presque impraticable. Les nids-de-poule se multiplient. Les caniveaux sont bouchés et mal entretenus. Lorsqu’il pleut, une grande partie de la route est inondée et les véhicules évitent le secteur.
Le chef de quartier de Yolo-sud, Pierre Mout, décrit une situation qui dure depuis longtemps. Il rappelle que plusieurs médias ont déjà relayé les plaintes des habitants, « sans suite favorable ». Les chauffeurs de transport en commun raccourcissent les trajets pour protéger leurs véhicules. La population se retrouve à marcher sur de longues distances ou à payer plus cher.
Cette avenue ne dessert pas seulement Yolo. Elle relie plusieurs zones de la capitale à l’Université de Kinshasa, à la Clinique universitaire et à l’Institut supérieur d’enseignement des techniques médicales (ISSETEM). Elle permet aussi d’accéder au marché municipal du rond-point Ngaba et à la Cité de Kimwenza. Pour les étudiants, les patients, les commerçants et les fonctionnaires, cette route joue un rôle central dans la vie quotidienne.
Face à cette situation, le chef de quartier lance un appel direct au gouvernement congolais et aux responsables du projet « Kinshasa ezobonga ». Il demande que ce tronçon de Yolo-sud soit intégré dans les programmes de réhabilitation de la voirie urbaine.
L’impact sur le portefeuille des ménages est déjà visible. Le tarif du transport pour rejoindre le centre-ville est passé de 1 500 FC à 5 000 FC. Le prix a plus que triplé. Pour une famille qui se déplace chaque jour pour le travail ou les études, cette hausse pèse lourd sur le budget mensuel. La question de l’état des routes devient donc aussi un problème de pouvoir d’achat pour les Kinois.
— M. KOSI



