La République démocratique du Congo veut abriter le Bureau régional africain du Centre consultatif pour le règlement des différends entre les investisseurs et les États (BRCC-RDIE). Le jeudi 29 janvier 2026, à Kinshasa, le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito Fumutshi, a conduit une réunion d’évaluation sur l’avancement de cette candidature, au nom de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
La rencontre s’est tenue à l’immeuble du Gouvernement. Plusieurs responsables étaient présents, dont le ministre d’État, ministre de la Justice, ainsi que des experts directement engagés dans le dossier. La réunion a été organisée après une demande du Garde des Sceaux, avec un objectif clair : faire le point, remonter l’information au plus haut niveau, et renforcer l’implication politique autour de ce projet.

La Task Force BRCC-RDIE, chargée du suivi de la candidature, a présenté les progrès enregistrés et les prochaines étapes prévues pour consolider la position de la RDC face à d’autres pays africains également candidats. Les échanges ont aussi porté sur la place de la RDC dans les mécanismes internationaux de règlement des différends, au moment où le système RDIE est en réforme sous l’égide de la CNUDCI, avec l’ambition d’améliorer la légitimité, la transparence et l’efficacité de ces procédures.
Selon Aimé Kasenga, coordonnateur national adjoint du Comité technique de réformes (CTR) et secrétaire exécutif de la Task Force, le processus africain de désignation s’inscrit dans une logique de consensus soutenue par l’Union africaine. Il a indiqué que la phase actuelle repose sur des discussions, des négociations et un lobbying diplomatique de haut niveau pour rapprocher les positions des États africains, en rappelant les initiatives engagées par le Président de la République auprès de ses homologues.
Pour la Task Force, installer ce bureau à Kinshasa renforcerait la visibilité internationale de la RDC et la confiance des investisseurs. L’argument avancé est celui du signal envoyé : un pays qui veut offrir un cadre plus crédible, plus prévisible et plus efficace pour régler les différends liés à l’investissement, tout en respectant ses engagements internationaux.
À la fin de la réunion, les participants ont recommandé d’intensifier les démarches diplomatiques et de poursuivre les concertations lors des prochains sommets de l’Union africaine, afin d’aboutir à une candidature africaine unique. Le Gouvernement a aussi réaffirmé sa volonté de positionner la RDC comme un acteur central du droit commercial international en Afrique, conformément aux priorités de son Programme d’actions.
— M. KOSI



