RDC–Zambie, Kinshasa réunit les ministres pour harmoniser la gestion des routes concédées

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Jeudi 29 janvier 2025, à l’Hôtel Rotana de Kinshasa, la RDC et la Zambie ont tenu une réunion de haut niveau sur la gestion des infrastructures routières concédées entre les deux pays. À la frontière de Kasumbalesa, la Zambie dit avoir enregistré 500 camions de plus par jour, alors que les files d’attente pouvaient atteindre 3 000 véhicules.

La rencontre s’est déroulée sous la présidence du ministre congolais des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, avec la participation du ministre zambien des Infrastructures, du Logement et du Développement urbain, Charles Mulupi. Au centre des échanges, un point très concret, faire travailler les deux administrations avec les mêmes repères sur les routes transfrontalières déjà concédées, c’est-à-dire gérées dans le cadre de contrats de concession.

Kasumbalesa, pourquoi la coordination peut peser sur les délais et les coûts

Pour John Banza Lunda, l’enjeu est d’éviter que les projets routiers et leur exploitation avancent chacun de leur côté. Il a insisté sur l’idée d’un pilotage commun, avec des calendriers alignés et un suivi partagé. « Pour maximiser les bénéfices de ces projets structurants, une harmonisation dans la gestion est essentielle, notamment dans l’élaboration des plannings et la mise en place d’un cadre conjoint d’évaluation », a-t-il déclaré.

Concrètement, “harmoniser” veut dire s’accorder sur des règles et des méthodes, qui planifie quoi, comment on mesure l’état des routes, quels indicateurs on suit, et comment on évalue les performances des concessions. L’objectif affiché est de fluidifier les échanges et d’éviter les blocages qui coûtent cher aux transporteurs.

Côté zambien, Charles Mulupi a appuyé l’urgence de cette coordination avec les chiffres de Kasumbalesa, principal point de passage des marchandises. Selon lui, des réformes opérationnelles ont permis d’augmenter le flux de 500 camions supplémentaires par jour, en réduisant des files d’attente qui pouvaient monter à 3 000 véhicules. Pour les entreprises, moins d’attente veut dire moins de carburant perdu, moins de frais de stationnement, et des livraisons plus régulières, ce qui peut aussi peser sur les prix des produits transportés.

— M. KOSI

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