RDC et Banque mondiale, un nouveau cadre pour accélérer trois corridors d’investissement

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Le 29 janvier 2025 à Kinshasa, Guylain Nyembo et Albert Zeufack, Directeur des opérations à la Banque mondiale, ont acté la mise en place d’un nouveau cadre de travail pour accélérer la préparation et l’exécution de projets d’investissement le long des corridors Inga, Lobito et Centre-Est.

Derrière l’annonce, l’enjeu est de passer d’une liste d’intentions à des projets prêts à financer. Dans la logique des bailleurs, “accélérer” signifie surtout mieux préparer : clarifier les études, verrouiller le montage, fixer une gouvernance, puis réduire les blocages administratifs qui retardent les chantiers.

Le dispositif annoncé vise d’abord à renforcer la coordination interministérielle. Pour un programme d’infrastructures, c’est un point décisif : énergie, transports, finances, aménagement du territoire et administrations locales doivent avancer sur un même calendrier. Sans cette synchronisation, les projets restent “immatures”, donc difficiles à engager rapidement.

Plan

L’accent est aussi mis sur la cohérence entre priorités nationales et appui de la Banque mondiale, dans la perspective du prochain Cadre de Partenariat Pays. En clair, il s’agit d’aligner la programmation des investissements avec les orientations que la Banque mondiale financera et accompagnera sur la période à venir.

Parmi les axes cités, le corridor Centre-Est est précisé comme l’itinéraire Mbuji-Mayi–Bukavu, présenté comme un levier d’intégration territoriale. Les corridors Inga et Lobito sont, eux, évoqués comme des couloirs stratégiques d’investissement.

Albert Zeufack a salué la convergence de vues entre les deux parties et a résumé l’objectif : « Nous avons convenu de mettre en place un cadre de travail qui permettra non seulement d’accélérer la préparation des projets, mais aussi de fluidifier la collaboration interministérielle indispensable à leur définition et à leur mise en œuvre ».

— Peter MOYI

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