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En RDC, Kinshasa met la mine de Rubaya dans sa liste d’actifs pour des investisseurs américains, sur fond de conflit au Nord-Kivu

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Last updated: février 19, 2026 12:15 am
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mine de Rubaya
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Le gouvernement congolais veut proposer la mine de Rubaya, dans l’est de la RDC, à des investisseurs américains, alors que le site est contrôlé par la rébellion AFC/M23. Selon des sources gouvernementales citées par Reuters, la relance d’une production industrielle à grande échelle nécessiterait entre 50 et 150 millions de dollars. Rubaya est connue pour ses réserves de coltan, un minerai dont est extrait le tantale, utilisé dans l’électronique et l’aérospatial.

Rubaya se trouve dans la province du Nord-Kivu, une zone marquée par des violences récurrentes et une économie minière où l’artisanal pèse lourd. En l’intégrant à une liste d’actifs présentés comme stratégiques, Kinshasa cherche à renforcer sa coopération économique avec Washington autour des minerais critiques, tout en posant, en filigrane, la question du contrôle du territoire.

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Le gouvernement congolais veut proposer la mine de Rubaya, dans l’est de la RDC, à des investisseurs américains, alors que le site est contrôlé par la rébellion AFC/M23. Selon des sources gouvernementales citées par Reuters, la relance d’une production industrielle à grande échelle nécessiterait entre 50 et 150 millions de dollars. Rubaya est connue pour ses réserves de coltan, un minerai dont est extrait le tantale, utilisé dans l’électronique et l’aérospatial.Entre « minerais responsables » et économie de guerre

Entre « minerais responsables » et économie de guerre

La mine de Rubaya représenterait près de 15 % de la production mondiale de coltan, d’après les informations reprises dans le texte d’origine. Sur le terrain, l’exploitation reste majoritairement artisanale, assurée par des mineurs locaux aux revenus modestes. Dans ces conditions, l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter la production : il est aussi de sécuriser la chaîne d’approvisionnement et de prouver l’origine du minerai.

C’est là qu’intervient la notion de traçabilité. Les autorités congolaises disent vouloir faire de Rubaya un site d’exploitation « traçable et exempt de conflits », afin que des entreprises américaines puissent respecter les exigences internationales en matière d’approvisionnement responsable. Pour un industriel, cela signifie pouvoir démontrer que le minerai acheté ne finance pas un groupe armé et qu’il suit un circuit contrôlé, du puits jusqu’à l’exportation.

Mais cette ambition se heurte à la réalité sécuritaire. Selon des rapports des Nations unies mentionnés dans le texte, la présence des rebelles aurait facilité des circuits de contrebande vers le Rwanda, générant des revenus mensuels importants et alimentant l’instabilité dans l’Est. Dans une zone sous contrôle rebelle, la traçabilité devient un objectif difficile : elle suppose des contrôles, des infrastructures, des routes sécurisées et une autorité publique capable d’imposer des règles.

Le projet est, sans surprise, contesté par l’AFC/M23. Les dirigeants du mouvement rejettent l’intégration de Rubaya dans cette démarche, estimant que la priorité reste sécuritaire et humanitaire et qu’un partenariat minier serait prématuré tant que la situation n’est pas stabilisée. Kinshasa, de son côté, maintient sa stratégie : consolider ses liens avec Washington, tout en cherchant à mobiliser un soutien international pour rétablir l’autorité de l’État dans la région.

Rubaya n’est pas le seul actif mis en avant. D’autres projets sont également proposés à des investisseurs américains, dont le gisement de lithium de Manono, des complexes cuivre-cobalt dans le Haut-Katanga et le Lualaba (avec notamment des sites exploités par Chemaf), ainsi que des projets ferroviaires et hydroélectriques liés à Gécamines.

Derrière cette liste, Kinshasa poursuit un double objectif : attirer des capitaux et pousser le secteur minier vers plus de transparence et de formalisation, dans un pays où l’informel et l’insécurité continuent de peser sur la production et la commercialisation des minerais.

— M. MASAMUNA

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