Le cuivre a repris un peu de terrain, dans une séance marquée par des échanges limités et un marché sans direction forte. Après un creux atteint la veille, le métal rouge a progressé d’environ 1 %, un mouvement surtout alimenté par des achats « sur repli » : quand les prix baissent, certains investisseurs reviennent à l’achat pour profiter d’un point d’entrée jugé plus attractif.
À la Bourse des métaux de Londres (LME), le cuivre pour livraison à trois mois a ainsi avancé de 1,1 %, à 12 754 dollars la tonne. Un rebond modeste, mais révélateur d’un marché où la psychologie compte autant que les fondamentaux, surtout lorsque la liquidité se raréfie.
En Asie, la Bourse de Shanghai (ShFE), référence pour une partie importante de la demande mondiale, est fermée jusqu’au 24 février en raison des congés du Nouvel an lunaire. Cette pause réduit mécaniquement l’activité sur certains marchés et peut accentuer des mouvements techniques ailleurs, faute de contreparties.
Dans ce contexte, Tom Price, analyste chez Panmure Liberum, rappelle un point clé pour suivre le cuivre : le comportement des acheteurs chinois. « Les acheteurs chinois laissent rarement des capitaux importants sur le marché », observe-t-il. Selon lui, lorsque les cours deviennent plus volatils, la stratégie consiste souvent à attendre un repli pour acheter, ce qui peut apporter un soutien ponctuel aux prix.
Pour le secteur minier, ce type de rebond, même limité, est scruté de près : le cuivre est au cœur des chaînes industrielles (construction, électricité, équipements) et reste un baromètre de l’appétit pour l’activité manufacturière. Mais à ce stade, le mouvement décrit ressemble davantage à un ajustement de marché qu’à un signal de retournement durable, tant que les volumes restent faibles et que les grands acheteurs, notamment en Chine, sont temporairement absents.
— Peter MOYI



