Le gouvernement congolais a lancé les 9 et 10 mars 2026 des consultations interministérielles pour préparer une loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Les ministères du Budget, de l’Économie et des Transports sont impliqués dans ce processus, qui doit aboutir au dépôt d’un texte devant le Parlement dès la session de mars.
La loi de finances initiale 2026, promulguée par le président de la République, prévoit des recettes et dépenses de 54 335,8 milliards de francs congolais, soit une hausse de 7,2 % par rapport à la loi rectificative 2025. Mais les paramètres économiques ont évolué depuis son adoption, notamment sous l’effet du conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui perturbe les marchés mondiaux de l’énergie et du commerce maritime.
« Depuis le déclenchement de la guerre en Iran, il est nécessaire de prendre en compte l’impact de cette guerre sur l’économie nationale », précise le communiqué du ministère du Budget. Pour le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, il s’agit d’affiner les prévisions de dépenses dans un contexte mondial fortement perturbé.
Trois vice-Premiers ministres autour de la table
Les consultations sont pilotées par le vice-Premier ministre au Budget, Adolphe Muzito. Les trois vice-Premiers ministres du gouvernement ont travaillé conjointement sur les orientations économiques à retenir dans ce collectif budgétaire. En parallèle, des équipes d’experts des différents ministères concernés affinent les prévisions de recettes et de dépenses.
Un collectif budgétaire, ou loi de finances rectificative, est un texte qui ajuste en cours d’année les prévisions initiales du budget de l’État pour tenir compte des évolutions économiques. Cet exercice était prévu de longue date : un accord avait été conclu entre le gouvernement et le Parlement lors du vote du budget initial pour qu’une révision soit soumise dès la première session parlementaire de 2026.
— M. KOSI



