Réunis ce jeudi 11 juin à Dar es Salaam dans le cadre de la 62ᵉ réunion du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (CCBG/SADC), les responsables des institutions monétaires de la région ont passé en revue l’état de l’économie régionale et les défis qui continuent de peser sur la stabilité macroéconomique des États membres.
Parmi les participants figurait le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso Nkualoloki, qui a mis l’accent sur la nécessité pour les pays de la SADC de mieux anticiper les crises économiques et les chocs externes afin de renforcer la résilience de leurs économies.
Les échanges ont mis en évidence une conjoncture économique encore contrastée en Afrique australe. Si certains pays ont enregistré des performances encourageantes en 2025, d’autres continuent de subir les effets de la volatilité des marchés internationaux, des tensions géopolitiques et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Dans plusieurs États membres, l’inflation demeure également à des niveaux préoccupants, compliquant les efforts de relance économique et de préservation du pouvoir d’achat des populations.
Face à cette situation, les gouverneurs des banques centrales ont souligné l’importance de maintenir des politiques monétaires prudentes afin de préserver la stabilité des prix, considérée comme l’un des principaux leviers de la croissance durable dans la région.
Prenant la parole au cours des travaux, André Wameso a plaidé pour une approche plus proactive dans la gestion des risques économiques.
Par ailleurs, le Gouverneur de la BCC a recommandé la réalisation d’études approfondies sur les causes des crises et des chocs externes qui affectent régulièrement les économies africaines.
A l’en croire, une meilleure compréhension des facteurs à l’origine de ces perturbations permettrait aux États de mettre en place des mécanismes d’alerte précoce plus efficaces, de renforcer leur capacité de réaction et de limiter les impacts sur la croissance économique et la stabilité des prix.
Il a également insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les banques centrales et les ministères des Finances des pays membres. Cette coordination, a-t-il estimé, est indispensable pour atteindre les objectifs de convergence macroéconomique fixés par la SADC, notamment en matière de réduction des déficits budgétaires et de maîtrise de l’endettement public.
Eldad B






