Le prix du baril est passé de 76,3 à 84,2 USD entre le 9 et le 16 juillet 2026, selon la Banque centrale du Congo. Cette progression peut soutenir la valeur des exportations congolaises de brut, mais elle accroît aussi le risque de renchérissement des carburants importés.
Le prix international du pétrole a augmenté de 10,4 % en une semaine pour atteindre 84,2 USD le baril au 16 juillet 2026, contre 76,3 USD le 9 juillet. La Banque centrale du Congo attribue cette hausse aux tensions au Moyen-Orient et aux perturbations enregistrées dans le détroit d’Ormuz.
Par rapport au 31 décembre 2025, le baril affiche une progression de 38,3 %. Sur douze mois, l’augmentation atteint 26,5 %. Cette évolution peut améliorer les recettes tirées des exportations congolaises de pétrole brut, à condition que les volumes produits et exportés se maintiennent.
L’effet sur l’économie congolaise reste toutefois partagé. La RDC exporte du pétrole brut, mais dépend des importations de produits raffinés pour approvisionner son marché intérieur. Une hausse prolongée des cours mondiaux peut donc alourdir la facture d’importation, augmenter les coûts de transport et exercer une pression sur les prix à la pompe.
Le Fonds monétaire international avait déjà relevé, en mai 2026, que l’amélioration des prix des minerais exportés par la RDC était partiellement compensée par la flambée des prix pétroliers. L’institution estimait également que l’augmentation des carburants pouvait exercer une pression supplémentaire sur l’inflation intérieure.
Le cuivre et le cobalt restent orientés à la hausse
Le cuivre s’est négocié à 13 564,2 USD la tonne au 16 juillet, en progression hebdomadaire de 0,3 %. Son cours affiche une hausse de 8,1 % depuis la fin de 2025 et de 37,1 % sur douze mois, selon la note de conjoncture de la BCC.
Cette évolution reste favorable à la RDC, dont les exportations sont largement dominées par les produits miniers. Une hausse des cours peut soutenir les recettes d’exportation, les revenus des entreprises et certaines recettes fiscales. Ces effets dépendent néanmoins des quantités vendues, des coûts de production, des dispositifs fiscaux applicables et du niveau de rapatriement des devises.
Le cobalt est resté stable sur une semaine à 55 618 USD la tonne. Son prix demeure toutefois supérieur de 6,7 % à celui enregistré à la fin de 2025 et de 70,4 % à son niveau de juillet 2025.
L’or a suivi une direction différente. Son cours a reculé de 3,6 % sur une semaine pour s’établir à 3 984,1 USD l’once. La BCC relie cette baisse au renforcement du dollar américain et aux anticipations d’une politique monétaire plus restrictive de la Réserve fédérale des États-Unis. Malgré un recul de 7,9 % depuis le début de l’année, l’or conserve une progression annuelle de 21,2 %.
Le blé progresse de 8,7 % en une semaine
La hausse des matières premières concerne également les produits agricoles importés ou consommés en RDC. Le riz s’est établi à 309,1 USD la tonne, le blé à 247,3 USD et le maïs à 170,2 USD.
Entre le 9 et le 16 juillet, le prix du riz a progressé de 0,4 %, celui du blé de 8,7 % et celui du maïs de 2,7 %. La BCC attribue ces mouvements aux chocs climatiques et aux tensions géopolitiques affectant les marchés internationaux.
Depuis le 31 décembre 2025, l’augmentation atteint 40,9 % pour le riz, 32,8 % pour le blé et 4,9 % pour le maïs. Sur douze mois, les hausses respectives s’établissent à 5,3 %, 25,4 % et 13,9 %.
Pour la RDC, l’évolution combinée du pétrole et des céréales représente un risque pour les coûts d’importation et les prix intérieurs. Les prochaines notes de la BCC permettront de vérifier si ces hausses se prolongent et commencent à se transmettre aux prix des carburants, du transport et des produits alimentaires sur le marché congolais.
— Peter MOYI









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