Les entreprises actives dans la transformation du bois, du cacao et du manioc peuvent soumettre leur candidature au programme ATCMA-CEEAC jusqu’au 7 août 2026. Les structures retenues pourront recevoir un accompagnement technique destiné à améliorer leur production, leur conformité et leur accès aux marchés.
Le Programme pour la compétitivité commerciale et l’accès aux marchés en Afrique centrale ouvre un appel à manifestation d’intérêt aux entreprises légalement enregistrées dans les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, dont la République démocratique du Congo.
L’appel cible les petites et moyennes entreprises qui produisent, transforment ou commercialisent du bois, du cacao et du manioc. Ces trois filières ont été retenues comme secteurs prioritaires du programme régional en raison de leur potentiel de transformation locale, de création d’emplois et de développement des échanges commerciaux.
Les candidatures doivent être transmises au plus tard le 7 août 2026 à 23 h 59, heure GMT+1. La participation repose sur un questionnaire dont le temps de remplissage est estimé à une quinzaine de minutes.
Un accompagnement centré sur la production et la conformité

Les entreprises sélectionnées pourront bénéficier d’un diagnostic de leurs activités et de l’élaboration d’un plan de mise à niveau. L’appui envisagé peut également couvrir la modernisation des équipements, la digitalisation, l’amélioration des procédés de production et le renforcement des compétences techniques et commerciales.
Le programme prévoit aussi un accompagnement en matière de qualité, de certification, de traçabilité et de pratiques durables. Ces exigences jouent un rôle direct dans l’accès aux marchés, notamment lorsque les produits doivent respecter des normes sanitaires, industrielles, environnementales ou commerciales.
L’ATCMA-CEEAC travaille parallèlement à l’harmonisation des normes et au renforcement des organismes de contrôle et des laboratoires en Afrique centrale. L’objectif est de permettre aux entreprises de mieux démontrer la conformité de leurs produits et de réduire les obstacles qui limitent leur accès aux marchés régionaux et internationaux.
Les documents de mise en œuvre du programme prévoient également des formations, du coaching, une assistance à l’adoption de technologies et un suivi des entreprises accompagnées. Les interventions doivent partir d’une évaluation de leur situation, de leurs compétences et de leurs besoins.
Quatre conditions minimales pour candidater
Pour être recevable, une entreprise doit être légalement enregistrée dans un pays membre de la CEEAC, exercer dans l’une des trois chaînes de valeur retenues, être effectivement en activité et manifester la volonté de renforcer sa compétitivité et ses débouchés commerciaux.
Le respect de ces conditions sera vérifié à partir des réponses fournies dans le questionnaire et des pièces justificatives transmises. Le dépôt d’une candidature ne constitue donc pas une garantie de sélection ni l’annonce d’un financement direct.
Pour les entreprises congolaises du cacao, du manioc et du bois, cet appel offre surtout la possibilité d’obtenir une assistance technique sur des contraintes qui freinent fréquemment leur développement, notamment la qualité, la traçabilité, la modernisation de la production et la préparation à l’exportation.
Le programme est financé par l’Union européenne et mis en œuvre conjointement par le Centre du commerce international et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, en partenariat avec la Commission de la CEEAC. Son efficacité dépendra de la capacité des entreprises retenues à appliquer les plans de mise à niveau et à convertir cet accompagnement en gains de productivité et en nouveaux débouchés.
— M. KOSI









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