La RDC a produit 3,5 millions de tonnes de cuivre en 2025, soit environ 14 % de l’offre mondiale, mais dix entreprises en fournissent près des deux tiers, selon le rapport 2025 du cabinet Innogence Consulting, bâti sur les données de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM). Sur les 58 producteurs actifs, 48 restent sous la moyenne de 60,1 kilotonnes.
Le rapport, publié en août 2026, évalue les ventes de cuivre à 35,7 milliards USD, soit environ 10 200 USD la tonne en moyenne, d’après un calcul de Lepoint.cd. Tenke Fungurume Mining pèse 15 % de la production, Kamoa Copper 12 % et la Sino-Congolaise des Mines (Sicomines) 7 %. China Molybdenum (CMOC), via la mine de Kisanfu, représente 7 % supplémentaires, ce qui porte à 22 % la part des deux sites du groupe chinois, selon un calcul de Lepoint.cd. La Compagnie minière de Musonoie (COMMUS) pèse 6 % et Kamoto Copper Company 5 %. Kai Peng Mining, Metalkol, BMS et la Société minière de Deziwa et d’Écaille C complètent le groupe avec 3 % chacune. Les 48 autres producteurs, ensemble, ne totalisent que 37 %.
Un arrêt chez un seul opérateur se voit dans les statistiques nationales
Cette concentration expose l’ensemble du secteur aux incidents d’un site. En mai 2025, un événement sismique a inondé la partie orientale de la mine de Kakula, et l’extraction a été paralysée pendant plusieurs semaines. Le site a produit environ 388 800 tonnes de concentré, contre un objectif initial de 580 000 tonnes, soit 33 % de moins, d’après un calcul de Lepoint.cd à partir des chiffres du rapport. La production nationale a malgré tout progressé de 3,2 à 3,5 millions de tonnes entre 2024 et 2025.
La structure du produit évolue aussi. Les cathodes ont représenté 81 % de la production de cuivre en 2025, selon le rapport, un niveau comparable aux 84 % des exportations de cuivre métal du pays que la CTCPM a recensés. La fonderie de Kamoa-Kakula, mise en service fin 2025, peut transformer 500 000 tonnes de concentré en anodes de cuivre pur à 99,7 %. Selon le rapport, exporter une tonne d’anode rapporte nettement plus que l’exportation de deux tonnes de concentré, et divise par deux le nombre de camions nécessaires.
Le rapport rappelle toutefois deux contraintes. L’énergie représente jusqu’à 25 % des coûts d’exploitation, et le déficit électrique du Katanga est estimé à 1 500 mégawatts. La logistique reste fragile, avec l’effondrement d’un pont le 3 mars 2026 qui a détourné environ un tiers des volumes vers des routes secondaires de capacité limitée.
La publication des statistiques minières du deuxième trimestre 2026 par la CTCPM dira si la part des dix premiers producteurs reste proche de 64 %.









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