La deuxième réunion de coordination de haut niveau sur le corridor de Lobito s’est achevée le 6 octobre 2026 à Lusaka avec l’engagement de la RDC, de l’Angola, de la Zambie, de la Banque mondiale et de leurs partenaires de s’aligner sur un plan directeur commun. La priorité affichée est de lever les obstacles administratifs aux frontières, notamment avec des postes-frontières à arrêt unique.
Selon le compte rendu congolais, les participants veulent ainsi stimuler le commerce, associer les petites et moyennes entreprises (PME) et créer des emplois. La réunion a aussi porté sur les infrastructures énergétiques, nécessaires à la transformation locale des minerais et des produits agricoles avant exportation, et sur le financement et l’exécution des projets ferroviaires et routiers prioritaires. Le corridor, qui court sur environ 1 300 kilomètres depuis le port de Lobito, en Angola, jusqu’à la Copperbelt, dépend donc autant de la logistique frontalière que des rails.
Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a demandé une feuille de route assortie d’indicateurs précis. Le ministre d’État chargé du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a annoncé que la RDC engagerait des réformes pour harmoniser le plan commun. Julien Paluku Kahongya a aussi salué les 2 milliards d’euros mobilisés par l’Union européenne.
Ce montant n’est pas nouveau. La Commission européenne l’avait annoncé en novembre 2025 à Lusaka au titre de son initiative Global Gateway, et il désigne des fonds mobilisés, donc des financements identifiés, et non des paiements effectués. Avec la part américaine, le soutien total au corridor est évalué à plus de 6 milliards USD, selon Africa Intelligence. Côté zambien, le ministre des Finances, Situmbeko Musokotwane, avait déclaré la veille que le financement de ses liaisons routières était bouclé et que la passation des marchés était l’étape suivante.
La feuille de route chiffrée réclamée par Julien Paluku Kahongya, avec ses indicateurs, sera le premier élément à suivre.









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