La deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito s’est ouverte lundi 5 octobre à Lusaka, en Zambie, sous la présidence du chef de l’État zambien, Hakainde Hichilema. La République démocratique du Congo (RDC) y est représentée par le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, ainsi que les ministres des Infrastructures et Travaux publics et du Commerce extérieur.
Cette rencontre vise notamment à faire le point sur les avancées enregistrées depuis la première réunion de coordination tenue en février dernier à Luanda, en Angola, et à définir les prochaines étapes de ce projet stratégique reliant la RDC, la Zambie et l’Angola.
À l’ouverture des travaux, le ministre zambien des Affaires étrangères, Situmbeko Musokotwane, a présenté le corridor comme une opportunité majeure pour renforcer les échanges commerciaux et les perspectives économiques des trois pays.
« Cette deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito est une plateforme qui nous permet de dégager un état des lieux des avancées et des progrès réalisés depuis notre première réunion de février 2026 à Luanda », a-t-il déclaré.
Pour le ministre zambien, le développement de l’axe ferroviaire doit également contribuer à renforcer l’intégration économique régionale et à soutenir les ambitions de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Prenant la parole à son tour, le président zambien Hakainde Hichilema a insisté sur la nécessité de lever les obstacles qui ralentissent les échanges entre les pays de la région.
Il a notamment plaidé pour la mise en place d’une frontière à guichet unique entre la RDC et la Zambie, avec des opérations pouvant fonctionner 24 heures sur 24.
Le chef de l’État zambien a également souligné l’importance du Corridor de Lobito dans la création de marchés, d’emplois et de nouvelles opportunités économiques, notamment pour une population africaine majoritairement jeune.
La RDC veut miser sur la transformation locale
Pour la RDC, le Corridor de Lobito ne doit pas se limiter au transport des minerais vers les marchés internationaux. Le gouvernement congolais entend également en faire un instrument de transformation économique et de développement local.
Le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, a notamment insisté sur la transformation industrielle locale des produits avant leur exportation, ainsi que sur l’exploitation du potentiel agricole des territoires traversés par le corridor.
« L’ambition commune est de faire de ce corridor de Lobito une réelle intégration régionale, une transformation économique et un intérêt partagé », a déclaré le ministre.
Il a également présenté le développement de l’axe Dilolo-Sakania comme une priorité pour la RDC, estimant que les investissements liés au corridor doivent être cohérents avec les besoins de développement des communautés locales.
Des enjeux ferroviaires, énergétiques et industriels
Au-delà des infrastructures ferroviaires, Kinshasa met en avant la nécessité de développer les capacités énergétiques, les infrastructures industrielles et les nouveaux pôles urbains susceptibles d’émerger le long du corridor.
La RDC entend ainsi valoriser davantage ses ressources naturelles et agricoles tout en favorisant la création de chaînes de valeur locales.
« La réussite du Corridor de Lobito réside dans notre capacité à agir ensemble », a insisté Guylain Nyembo, appelant les différentes parties à consolider leurs priorités communes et leurs engagements.
Notons que les travaux de Lusaka doivent ainsi permettre aux trois pays de faire le bilan des avancées réalisées et de préciser les prochaines actions à mener pour transformer le Corridor de Lobito en un véritable axe d’intégration économique régionale.
Eldad B.









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