Le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a rencontré le 6 octobre 2026 à Lusaka une délégation de l’Union européenne, en marge de la deuxième réunion de coordination du corridor de Lobito. Au même rendez-vous, la Zambie a annoncé que le financement de ses liaisons routières sur le corridor était bouclé.
La réunion, organisée les 5 et 6 octobre par la Banque mondiale et le gouvernement zambien, réunissait la Zambie, l’Angola et la RDC. Elle portait sur la feuille de route de facilitation du commerce, les plans de développement régionaux, l’exploitation du Lobito Atlantic Railway et le programme de l’agence de facilitation du transit du corridor. La Banque mondiale y a rappelé une garantie récente de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) en faveur du chemin de fer.
Selon le compte rendu du ministère congolais, la délégation européenne, conduite par Laurent Sillano, chef de l’unité régionale et des programmes pays pour l’Afrique, a jugé le corridor 6 stratégique pour relier Douala à Kampala et cohérent avec le couloir vert. Les discussions ont aussi porté sur la reconstruction en RDC, le projet de banque pour les investissements, la connexion des corridors nationaux et la modernisation des voies fluviales. Les quatre requêtes de financement de la RDC sont déjà transmises au ministère des Finances, ce dont l’UE s’est dite satisfaite. John Banza Lunda a affirmé que le développement du projet doit se faire aussi avec l’UE.
Côté zambien, le ministre des Finances, Situmbeko Musokotwane, a déclaré le 5 octobre que les fonds destinés aux routes étaient réunis et que la passation des marchés était l’étape suivante, selon la presse zambienne. Le président Hakainde Hichilema a demandé que le tronçon zambien, de Luacano, en Angola, à Chingola, ne soit pas laissé de côté. Le ministre angolais des Transports, Ricardo d’Abreu, a pour sa part indiqué que la voie ferrée vers l’Atlantique est pleinement opérationnelle.
Le lancement des appels d’offres pour les routes zambiennes et la suite donnée aux quatre requêtes congolaises seront les indicateurs à suivre.









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