Le nouveau poste frontalier de Lonshi, inauguré le 26 août dans le Haut-Katanga, répond aussi à un besoin minier. Sabwe Mining, qui exploite la mine de cuivre de Lonshi pour le groupe chinois JCHX, avait demandé l’ouverture de ce passage afin de faciliter les mouvements d’équipements et de marchandises avec la Zambie. Un enjeu concret pour une mine située à seulement trois kilomètres de la frontière.
Installé à environ 90 kilomètres de Sakania, le nouveau poste comprend 17 bureaux administratifs, 22 dortoirs pour les agents et un forage d’eau. Selon Radio Okapi, sa construction fait suite à une requête de Sabwe Mining, qui cherchait un passage plus pratique pour ses opérations d’importation et d’exportation.
La localisation explique cet intérêt. JCHX indique que la mine de Lonshi se trouve dans le sud-est du Haut-Katanga, à 3 km seulement de la frontière zambienne. Le groupe chinois, qui a repris l’actif en 2021, estimait déjà que cette proximité faciliterait la coordination de ses activités entre la RDC et la Zambie.
L’ouverture d’un poste plus proche peut ainsi réduire les détours pour les équipements, les pièces de rechange et les autres flux nécessaires au fonctionnement de la mine. Les données disponibles ne permettent toutefois pas encore de chiffrer précisément le nombre de kilomètres économisés, le gain de temps par camion ou la baisse du coût de transport.
Une infrastructure frontalière au service d’une mine déjà active
Lonshi n’est plus un projet en attente de production. Les statistiques minières du premier semestre 2026 attribuent à Sabwe Mining 19 000 tonnes de cathodes de cuivre exportées, auxquelles s’ajoutent 16 534,75 tonnes de concentrés, représentant 6 859,59 tonnes de cuivre contenu.
Le poste frontalier dessert donc une activité industrielle déjà engagée. Pour Sabwe Mining, l’intérêt ne se limite pas à rapprocher administrativement la mine de la Zambie. Il s’agit surtout de rendre plus fluide une chaîne logistique qui accompagne désormais des volumes significatifs de cuivre.
JCHX possède par ailleurs plusieurs activités dans la région. Le groupe contrôle Lonshi en RDC et détient également 80 % de Lubambe Copper Mine en Zambie, ce qui renforce l’intérêt d’une circulation plus directe entre ses opérations situées de part et d’autre de la frontière.
Dans ce contexte, le poste de Lonshi devient davantage qu’un bâtiment administratif. Pour une mine installée presque sur la frontière, la rapidité du passage des équipements, du personnel et des marchandises peut peser directement sur les coûts et sur la continuité des opérations.
L’impact réel devra maintenant être mesuré sur le terrain. Le nombre de camions traités, les délais de passage et le coût logistique avant et après l’ouverture du poste permettront de savoir ce que cette nouvelle infrastructure fait réellement gagner à la mine de Lonshi et aux échanges entre le Haut-Katanga et la Zambie.
M. KOSI









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