À Davos, la RDC détaille sa stratégie minière axée sur l’industrialisation et la valeur locale

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Le 20 janvier 2026, en marge du World Economic Forum à Davos, la République démocratique du Congo a exposé ses priorités économiques et minières devant la presse internationale. Les autorités ont insisté sur les réformes en cours pour sécuriser l’investissement et renforcer la transformation locale.

La conférence de presse a réuni le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, et le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Les échanges ont porté sur les choix économiques du pays, avec un accent clair sur le secteur minier.

Louis WATUM KABAMBA à Davos

Le ministre des Mines a placé son intervention au cœur de la transformation du secteur. Il a rappelé que la RDC mène des réformes structurelles pour améliorer la gouvernance, renforcer la traçabilité des chaînes d’approvisionnement et accroître la transparence administrative. L’objectif est précis. Offrir aux investisseurs un cadre juridique plus sûr, une stabilité fiscale lisible et des procédures plus efficaces.

Ces réformes visent aussi un changement de modèle. Le pays veut aller au-delà de l’exportation de matières premières. Il cherche à développer la transformation locale, créer plus d’emplois et augmenter la valeur ajoutée produite sur place. Pour l’État, cela doit se traduire par des recettes plus régulières et une meilleure intégration du secteur minier dans l’économie nationale.

Un cadre plus lisible pour attirer des investissements durables

Selon les autorités, la stabilité des règles est un point central. Un investisseur doit savoir à quoi s’en tenir sur les taxes, les droits et les obligations sociales. Cette visibilité est présentée comme une condition pour attirer des partenariats de long terme, capables de soutenir l’industrialisation et les infrastructures liées aux mines.

La dimension régionale a aussi été mise en avant. La RDC souhaite que le développement minier contribue à la paix et à la coopération dans la région des Grands Lacs. L’idée est simple. Une meilleure organisation du secteur, avec des circuits clairs et contrôlés, réduit les risques de tensions et renforce la confiance entre les États et les partenaires économiques.

À Davos, le message congolais a été direct. Le pays se positionne comme un acteur minier majeur qui veut transformer ses ressources en moteur de développement industriel et de stabilité économique.

M. KOSI

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