Le 15 septembre 2025 à Kinshasa, l’ambassadrice de Belgique, Roxane de Bilderling, a assuré à la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) l’appui de son pays pour accélérer la sortie de la RDC de la liste grise du GAFI. Cet engagement s’inscrit dans la séquence ouverte fin août par l’adhésion de la RDC à l’ESAAMLG, bras régional de la lutte contre le blanchiment en Afrique orientale et australe.
L’appui annoncé porte sur l’assistance technique, la montée en compétences des acteurs et le partage de méthodes éprouvées. La diplomate a mis l’accent sur un dispositif national cohérent de LBC/FT : coordination entre institutions, coopération internationale effective et implication du secteur privé. Elle salue l’engagement politique et la mobilisation de plusieurs administrations en faveur de la transparence financière, de la gouvernance économique et de l’intégrité du système.
Sortir de la liste grise : cap sur l’exécution
Côté congolais, le secrétaire exécutif de la CENAREF, Adler Kisula, indique que les actions prioritaires du plan d’action du GAFI avancent avec rigueur et célérité afin de répondre aux exigences du suivi renforcé dans les délais. La feuille de route vise la conformité du cadre juridique et institutionnel ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles de la Cellule.
La RDC figure sur la liste grise depuis octobre 2022. Cette classification pèse sur l’attractivité du pays : prudence accrue des investisseurs étrangers, contraintes supplémentaires pour lever des fonds sur les marchés internationaux, exposition à une aide extérieure plus conditionnée, risques de ralentissement de l’activité. L’adhésion à l’ESAAMLG s’insère dans la stratégie gouvernementale pour corriger ces points et crédibiliser la trajectoire de mise en conformité.
La dynamique repose désormais sur des résultats vérifiables et une coordination soutenue entre toutes les parties prenantes. L’engagement belge, centré sur l’appui technique et le retour d’expérience, renforce la capacité du pays à démontrer l’efficacité de ses réformes et à lever, à terme, le suivi renforcé du GAFI.
— M. KOSI



