Le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, a lancé à Kinshasa les travaux de validation technique du portefeuille national des projets en Partenariat Public-Privé (PPP), ainsi que de l’avant-projet de loi révisée encadrant ce mécanisme. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à structurer les investissements et à accélérer la transformation économique, en présence notamment de Guy Loando Mboyo et de partenaires techniques et financiers.
Un levier pour financer le Plan national de développement
Au cœur de cette démarche, les PPP sont présentés comme un instrument clé pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Plan National Stratégique de Développement (PNSD 2024–2028), dont les besoins sont estimés à près de 100 milliards USD. Face aux contraintes budgétaires de l’État, le recours à des financements privés apparaît comme une option structurante pour combler le déficit d’investissement, notamment dans les infrastructures et les secteurs productifs.

Les travaux portent sur deux outils complémentaires. D’une part, la constitution d’un portefeuille national de projets prioritaires, conçu comme une réserve de projets structurés, bancables et susceptibles d’attirer des investisseurs. D’autre part, la révision du cadre légal des PPP, avec l’objectif de simplifier les procédures, renforcer la sécurité juridique et améliorer la lisibilité du dispositif pour les partenaires privés.
Cette double approche traduit une volonté de passer d’une logique d’intention à une logique d’exécution, en alignant les projets sur des standards internationaux de structuration et de financement. L’enjeu est de créer un environnement propice à l’investissement, dans un contexte où la compétitivité des économies africaines dépend de plus en plus de leur capacité à mobiliser des capitaux privés.
En filigrane, cette initiative vise également à envoyer un signal de confiance aux investisseurs, en renforçant la cohérence entre les politiques publiques et les mécanismes de financement. Pour les autorités congolaises, la réussite de cette stratégie reposera sur la qualité des projets proposés, la stabilité du cadre réglementaire et la capacité à garantir un équilibre entre intérêts publics et rentabilité des investissements.
— M. KOSI


