Kabambare passe au dur: sur l’axe Itaga–Kabasele, les équipes coulent, maçonnent et assainissent. Objectif immédiat : rouvrir vite une voie sûre pour les automobilistes et les riverains de Barumbu. Long de 3,352 km, le tracé court du rond-point Oasis au rond-point Huilerie, avec une chaussée portée à 7 m de largeur et un corps de béton de 20 cm d’épaisseur. Les caniveaux sont élargis pour encaisser les pluies et protéger la chaussée. Ces éléments techniques, confirmés par l’ingénieur de projet Aristote Makumu, cadrent la reprise d’un axe qui irrigue le centre-ville.
Le calendrier bascule: la structure se fige, les bordures prennent forme, l’écoulement des eaux est organisé avant la pose finale. Concrètement, les équipes finalisent la ceinture, poursuivent la maçonnerie et préparent la finition des caniveaux sur Itaga–Kabasele (ex-Flambeau). Le choix du béton armé vise la durabilité et réduit les réparations récurrentes observées sur les tronçons voisins. À la clé : moins d’arrêts, des temps de parcours plus lisibles et des coûts de maintenance contenus pour la ville.
Le chantier s’inscrit dans le programme d’embellissement et d’amélioration de Kinshasa. Sur le terrain, les habitants saluent la remise à niveau d’une artère qui draine travailleurs, commerces et desserte industrielle. L’argument revient partout le long du tracé : sans drainage, la route ne tient pas. D’où l’accent mis sur l’assainissement et l’augmentation des sections de caniveaux pour évacuer rapidement les eaux de crue et préserver la plate-forme routière.
Côté gouvernance, la Ville-Province de Kinshasa pilote en tant que maître d’ouvrage. Le BCECO assure la maîtrise d’ouvrage déléguée. Le ministère provincial des ITP-Kinshasa suit, supervise et évalue l’exécution, tandis que le Bureau San’za Sarl tient la mission de contrôle. Lancement des travaux : avril. Cette chaîne d’acteurs clarifie les responsabilités, un point souvent sensible dans les chantiers urbains denses.
Sur place, l’effet se voit déjà : chaussée rigidifiée, emprises mieux tenues, traversées piétonnes anticipées avec marges et trottoirs. Reste la période délicate de circulation alternée pendant les finitions. Les conducteurs devront composer avec des fermetures ponctuelles pour permettre les coulages et la mise en œuvre des ouvrages d’assainissement. L’enjeu (appelons-le simplement le cap à tenir) est d’éviter la dégradation prématurée : laisser sécher, protéger, signaler.
Pourquoi cette route ? Parce qu’elle connecte Barumbu à Gombe et Lingwala via Kabasele et sert d’itinéraire de délestage quand les grands axes saturent. Sa remise à niveau soulage mécaniquement les rues adjacentes et limite les pannes à répétition causées par les nids-de-poule et flaques permanentes. Les retours entendus le long de Kabambare rejoignent cette idée : “libérer vite la voie” pour les bus, taxis et artisans qui comptent chaque minute passée en file.
En filigrane, un rappel simple : dans une ville soumise à des pluies intenses, la route la plus solide est celle qui draine bien. C’est ce que vise le couple béton + caniveaux mis en œuvre sur Kabambare. La progression du chantier au stade de maçonnerie indique que le cœur technique est engagé. La suite portera sur les finitions, la signalisation et la remise intégrale à la circulation, étape par étape, sans promesse creuse mais avec des repères concrets sur place.
— M. KOSI


