Le cuivre a enregistré une baisse significative de ses prix, atteignant un creux de quatre mois, principalement sous la pression d’une demande mondiale déclinante. Actuellement, le cuivre pour livraison à trois mois sur le London Metal Exchange (LME) se négocie à 8.754 $ la tonne, marquant une diminution notable de 3,3 %. Cette chute fait suite à un pic de 11.100 $ la tonne observé en mai dernier, traduisant un recul de 20 % depuis ce sommet.
Cette dépréciation est largement attribuée à une faiblesse persistante de la demande en Chine et aux États-Unis, deux grandes puissances économiques. En Chine, la contraction de l’activité industrielle a joué un rôle déterminant. Les derniers indicateurs économiques chinois révèlent une poursuite du ralentissement, réduisant ainsi la demande pour ce métal stratégique.
Aux États-Unis, les récentes données sur l’emploi ont également pesé sur les prix du cuivre. Le rapport de juillet a montré la création de seulement 114.000 emplois, bien en dessous des attentes fixées à 175.000. Ce chiffre marque l’un des plus bas niveaux d’emploi des trois dernières années, exacerbant les inquiétudes quant à la vigueur de l’économie américaine et réduisant la demande de cuivre.
Les perspectives pour le marché du cuivre demeurent incertaines. Les acteurs du marché continuent de surveiller de près l’évolution des conditions économiques en Chine et aux États-Unis, alors que les fluctuations de la demande industrielle et les signes de ralentissement économique pourraient continuer à influencer les prix à court terme. Les investisseurs et analystes devront rester attentifs aux futurs indicateurs économiques pour ajuster leurs stratégies et anticiper les tendances sur ce marché des métaux de base.
M.KOSI


