La Banque mondiale renforce ses engagements en matière d’accès à l’énergie, avec un objectif ambitieux : connecter 300 millions de personnes supplémentaires à l’électricité d’ici 2030. Une stratégie qui pourrait bien changer la donne pour les régions les plus démunies en infrastructures énergétiques.
Lors d’une rencontre ce lundi 14 octobre 2024 avec le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Teddy Lwamba, la délégation de la Banque mondiale a réitéré cet objectif en insistant sur l’importance de renforcer les infrastructures énergétiques dans des pays comme la République Démocratique du Congo (RDC). Anna Bierge, à la tête de cette délégation, a rappelé que le taux d’accès à l’électricité en RDC reste parmi les plus bas du monde, un enjeu majeur à surmonter pour accompagner le développement économique du pays.
Elle a déclaré : « Nous devons redoubler d’efforts pour assurer que les populations les plus vulnérables puissent accéder à une source d’électricité stable et abordable, une condition indispensable pour améliorer la qualité de vie et dynamiser l’économie locale. »
Avec une population croissante et des besoins énergétiques exponentiels, l’enjeu est de taille. Le taux d’accès à l’électricité en RDC se situe actuellement autour de 19 %, bien en dessous de la moyenne africaine. Ce déficit d’infrastructure nuit gravement aux ambitions de développement du pays. En réponse à cette situation, la Banque mondiale et d’autres institutions financières internationales, comme la Société financière internationale (IFC), se sont engagées à soutenir des projets d’envergure pour améliorer la situation.
Le ministre Teddy Lwamba, de son côté, a salué cette initiative et confirmé la volonté du gouvernement de travailler en étroite collaboration avec ces acteurs internationaux pour relever les défis liés à l’énergie. Il a souligné que la coopération avec la Banque mondiale devrait permettre une amélioration significative de l’infrastructure énergétique, un pilier indispensable pour attirer davantage d’investissements et stimuler la croissance économique du pays. « Nous sommes convaincus que ces efforts conjoints permettront d’accroître notre taux d’accès à l’électricité et de transformer le paysage énergétique d’ici les prochaines années, » a-t-il ajouté.
Ces projets, tout en visant à connecter des millions de nouveaux utilisateurs, pourraient aussi ouvrir la voie à des innovations dans le secteur énergétique, notamment en matière d’énergies renouvelables. Avec une population de plus de 90 millions d’habitants, la RDC dispose d’un potentiel immense dans le domaine des ressources hydroélectriques, mais les défis financiers et techniques restent nombreux. La Banque mondiale, par ses financements et son expertise, se positionne comme un acteur clé pour favoriser cette transition.
Si cet objectif de 300 millions de nouveaux utilisateurs d’ici 2030 est atteint, il ne s’agira pas seulement d’un succès pour la Banque mondiale, mais aussi d’un catalyseur de développement pour les pays concernés, particulièrement la RDC, où l’accès à l’énergie pourrait enfin amorcer une véritable transformation économique.
Signé : Peter MOYI





