ZLECAf : Julien Paluku propose une baisse ciblée des taxes pour les produits africains

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À Addis-Abeba, le 1er février, le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a discuté avec le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, des moyens concrets pour accélérer la mise en œuvre du marché commun africain. Le ministre a aussi défendu une idée claire : alléger certaines taxes douanières pour faciliter la circulation des produits d’origine africaine.

La mesure évoquée repose sur une politique de « décote » des taxes douanières appliquée aux produits venant d’Afrique. Pour Julien Paluku, l’objectif est de réduire des barrières qui freinent encore le commerce entre pays africains, alors même que la ZLECAf vise à créer un espace où les marchandises circulent plus facilement.

Ce que la « décote » peut changer pour l’économie congolaise

La principale inquiétude, souvent citée quand on parle de libre-échange, concerne les recettes douanières. Beaucoup craignent que moins de taxes signifie moins d’argent pour l’État. Julien Paluku a cherché à rassurer en mettant l’accent sur la logique de long terme : une baisse ciblée peut, selon lui, encourager les échanges, augmenter les volumes importés et exportés à l’intérieur du continent, et soutenir l’activité économique.

Quand un produit traverse une frontière, les droits de douane et certaines taxes peuvent le rendre plus cher. Si ces coûts baissent pour les produits africains, les entreprises peuvent vendre plus facilement dans d’autres pays du continent. Pour les consommateurs, cela peut aussi se traduire par plus de choix et, dans certains cas, des prix moins élevés, car une partie du coût lié aux formalités et aux taxes diminue.

Le ministre a aussi rappelé l’horizon fixé : la pleine mise en œuvre de la ZLECAf d’ici 2030. Il avance que cette intégration doit « booster la richesse du continent », en s’appuyant sur des études qui annoncent une hausse du PIB africain de plusieurs milliards de dollars américains. L’idée défendue est simple : plus de commerce entre pays africains, c’est plus d’activité, donc plus de production, plus d’emplois et plus de revenus à terme.

— M. KOSI

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