Le Service géologique national du Congo (SGNC) a lancé un programme de cartographie géologique aérienne couvrant l’ensemble du pays. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, indique qu’il fera passer la couverture géoscientifique de 22,27 % à 46,1 % du territoire.
Baptisé PC2G-RDC, le programme utilise des levés géophysiques aériens à haute résolution pour repérer des zones à potentiel minier, selon un communiqué du SGNC publié le 5 octobre 2026. Il est mis en œuvre avec l’appui technique de la société espagnole de géophysique Xcalibur. Les travaux visent le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu et le Grand Kasaï, dans le prolongement de ceux déjà réalisés dans le Grand Katanga. La couverture géoscientifique du pays est donc multipliée par 2,1, d’après un calcul de Lepoint.cd.
Le contrat avec Xcalibur, d’un montant de 180 millions USD, a démarré en janvier 2026, a indiqué à Reuters le directeur général du SGNC, Raoul Wazenga Vitima. Il porte sur plus de 700 000 kilomètres carrés. Rapporté à cette surface, le coût ressort à environ 257 USD par kilomètre carré, selon un calcul de Lepoint.cd qui suppose que le montant couvre uniquement la zone annoncée.
Ces données ont un enjeu économique direct. Le SGNC estime que l’exploration systématique ne couvre qu’environ 20 % du pays, alors que la RDC abrite des gisements de cuivre, de cobalt, de lithium, de tantale et d’or. Moins de zones inconnues réduit le risque pour un explorateur avant d’engager ses forages, et donc le coût du capital des projets.
Le programme s’inscrit aussi dans le contrôle accru de l’État sur le secteur. Selon Reuters, Kinshasa prévoit de resserrer son contrôle sur les données géologiques qui guident l’exploration, avec un système d’accès par niveaux. L’État y gagne un levier sur les futures découvertes, au-delà des recettes tirées des exploitations existantes.
Les conditions d’accès des investisseurs aux données du PC2G-RDC seront l’indicateur à suivre.









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